Coup d'envoi des demi-finales de la Coupe du monde de la FIFA, ce mardi 14 juillet. Au programme, un choc au sommet : les Bleus de Kylian Mbappé affrontent l'Espagne de Lamine Yamal.
C'est un rendez-vous au sommet, la "finale avant l'heure" selon certains, qui attend les passionnés de football, ce mardi 14 juillet. Vainqueurs respectifs du Maroc (2-0) et de la Belgique (2-1) en quarts de finale, la France et l'Espagne se retrouvent à Dallas pour une place en finale de la plus belle des compétitions, prévue ce dimanche.
Et avant le coup d'envoi de cette première demi-finale (la seconde opposera l'Argentine à l'Angleterre mercredi soir), bien malin celui qui arrive à prédire l'issue de cette rencontre. Les bookmakers accordent un avantage à l'équipe de France, portée par un collectif solide. Les Bleus réalisent d'ailleurs un parcours quasi parfait jusqu'ici, avec six victoires en autant de matches, 16 buts inscrits et seulement deux encaissés.
Un avis que ne partage pas Didier Deschamps. "Il faut éliminer le premier match contre le Cap Vert [0-0, NDLR], mais l'Espagne a confirmé être le favori. Je ne veux pas mettre la pression à Luis [de la Fuente] et son équipe mais il sait très bien les attentes qu'il y a dans son pays", a-t-il assuré en conférence de presse.
Car l'Espagne réalise, elle aussi, une compétition à la hauteur des attentes. Hormis son match nul inaugural face à la surprenante équipe du Cap-Vert, la Roja a enchaîné cinq victoires consécutives. Les Espagnols n'ont encaissé qu'un seul but depuis le début de la compétition, contre onze marqués.
Mais à l'instar de Didier Deschamps, le sujet ne passionne pas Luis de la Fuente, sélectionneur espagnol. "Ça ne m'intéresse pas. Ce n'est pas un avantage d'être "favori" ou non. Ce sont deux des meilleures sélections au monde. Chacune avec ses caractéristiques et chacune avec ses points forts et ses points faibles", a-t-il affirmé en conférence de presse, avant de lâcher que c'était une "chance" d'avoir un tel duel en demi-finale.
Sur l'histoire récente, avantage à l'Espagne
Mais si les deux sélectionneurs se renvoient la balle sur ce sujet, il y a malgré tout une équipe qui se détache lorsqu'on se penche sur les confrontations récentes entre les deux nations.
Car les deux derniers matchs officiels disputés entre Français et Espagnols ont tourné à l'avantage des Ibériques : 5-4 en juin 2025 en demi-finale de la Ligue des Nations et 2-1 en juillet 2024 en demi-finale de l'Euro. Les Bleus n'ont plus gagné contre la Roja depuis cinq ans et un match de Ligue des Nations remporté 2-1 par les protégés de Didier Deschamps.
C'est également la Roja qui affiche le plus de victoires dans l'histoire des confrontations, depuis 1922 : 18 victoires espagnoles, 13 françaises et 7 matchs nuls, précise le site spécialisé Chroniques Bleues.
En revanche, l'avantage revient à l'équipe de France en Coupe du monde. Et pour cause : les deux nations ne se sont affrontées qu'une seule fois dans la compétition, le 27 juin 2006. Un huitième de finale remporté 3-1 par les Bleus, grâce à des buts de Franck Ribéry, Patrick Vieira et Zinédine Zidane.
Un match historique, quel que soit le score
Une victoire de la France permettrait aux Bleus d'entrer un peu plus dans la légende du football mondial, avec une troisième finale disputée lors des trois dernières éditions. Jusqu'ici, seules deux équipes ont réussi cet exploit :
- l'Allemagne en 1982, 1986 et 1990 (deux défaites et une victoire)
- et le Brésil en 1994, 1998 et 2002 (deux victoires, une défaite).
Kylian Mbappé pourrait, lui aussi, écrire l'histoire. En cas de victoire ce soir, le Français n'aurait ainsi toujours pas perdu un seul match à élimination directe en Coupe du monde dans sa carrière. Une performance XXL qui le placerait, déjà, parmi les plus grands joueurs de l'histoire de cette compétition.
Mais une victoire de la Roja permettrait à l'Espagne de se repositionner comme l'une des meilleures nations du football, après trois éditions décevantes (élimination en huitièmes de finale en 2022 et 2018 et dès la phase de groupe en 2014). La Roja aurait ainsi l'occasion de décrocher une deuxième étoile après celle obtenue en 2010, qui est, jusqu'ici, la seule finale de Coupe du monde disputée par l'Espagne.
Surtout, à l'âge de 19 ans, Lamine Yamal, qui a remis à sa place l'ancien Premier ministre Mariano Rajoy après sa sortie raciste contre la France, confirmerait son statut et disputerait sa première finale de Mondial pour sa première participation. Une histoire qui pourrait rappeler celle d'un certain Kylian Mbappé. Avec, peut-être, la même réussite.
Une minute de silence pour Nice
Une minute de silence a été observée en amont de la rencontre en hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet 2016, à Nice. Une demande du maire, Éric Ciotti, portée par la Fédération française de football et acceptée par la FIFA.
Il y a dix ans, un camion avait foncé sur la foule présente sur la promenade des Anglais, tuant 86 personnes et en blessant plusieurs centaines d'autres.