La tempête qui a touché le nord du pays, dans les régions de Coquimbo et d'Atacama, a fait au moins 13 morts. Des milliers de personnes se retrouvent isolées.
La tempête qui s’abat sur le Chili depuis plus d’une semaine a semé la désolation.
Des pluies diluviennes frappent le nord du pays, pourtant l'une des régions les plus arides au monde. Les crues ont emporté des routes, détruit des ponts et transformé des villages entiers en champs de boue.
Le bilan s'est encore alourdi. Au moins 13 personnes ont perdu la vie et près de 60 000 habitants sont coupés du reste du pays, selon les autorités.
Dans les régions de Coquimbo et d'Atacama, des milliers d'hectares de cultures ont été dévastés, tandis qu'environ 2 800 habitations ont été détruites ou gravement endommagées par les inondations et les coulées de boue.
Si les précipitations commencent à faiblir, les autorités restent en alerte. Les rivières sont toujours en crue et les ravins saturés d'eau font craindre de nouveaux glissements de terrain.
Face à cette situation, le président chilien a décrété l'état d'urgence. L'armée a été déployée pour participer aux opérations de secours, rétablir les accès et accélérer l'acheminement de l'aide aux populations sinistrées.
El Niño en cause ?
Les météorologues estiment que ce phénomène est en grande partie favorisé par le retour d'un épisode El Niño particulièrement intense dans le Pacifique.
Ce réchauffement anormal des eaux de surface modifie la circulation atmosphérique et augmente les risques de pluies extrêmes sur une partie de l'Amérique du Sud, notamment ici au Chili.
Les experts rappellent toutefois qu'El Niño n'explique pas, à lui seul, l'ampleur du désastre : des conditions de blocage atmosphérique et le changement climatique pourraient également avoir amplifié ces précipitations exceptionnelles.