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Crise migratoire à Ceuta : l'UE convoque une réunion d'urgence mardi

Soldats de l'armée espagnole et agents de la Guardia Civil surveillent le retour de migrants vers le Maroc depuis l'enclave de Ceuta, samedi 1er août 2026.
Des soldats de l'armée espagnole et des agents de la Guardia Civil montent la garde tandis que des migrants retournent au Maroc depuis Ceuta, le 1er août 2026. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Nathan Rennolds
Publié le Mis à jour
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Plus tôt dans la journée, 22 dirigeants européens avaient réclamé une réunion des ministres de l'Intérieur pour discuter de la crise migratoire. La France et le Portugal, voisins de l'Espagne, ne se sont pas associés à cette démarche.

Les ministres de l’Intérieur des pays de l’Union européenne se réuniront mardi en visioconférence pour discuter "des développements à Ceuta", a annoncé samedi l’Irlande, qui assure la présidence tournante du Conseil de l’UE.

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Plus tôt dans la journée, un groupe de 22 États membres, emmené par l’Italie et le Danemark, avait réclamé cette réunion d’urgence afin de coordonner la réponse européenne après l’arrivée de dizaines de milliers de migrants dans la ville autonome espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, cette semaine.

Selon des sources d’Euronews, la lettre avait appelé à la tenue d’une "visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur", qualifiée de "question urgente".

Alors que Madrid affirme que la quasi-totalité des quelque 50 000 personnes ayant franchi jeudi la frontière entre le Maroc et Ceuta ont depuis été renvoyées, les dirigeants européens signataires font part de "sérieuses" inquiétudes concernant la situation.

Le président français Emmanuel Macron, le Premier ministre portugais Luís Montenegro et le Premier ministre luxembourgeois Luc Frieden n’ont pas signé le courrier, adressé à la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, au président du Conseil européen António Costa et au Premier ministre irlandais Micheál Martin.

La veille, Emmanuel Macron avait assuré l’Espagne du soutien et de la "solidarité" de la France, envers "son gouvernement et son peuple".

"Nous ne pouvons pas permettre que des passages massifs et incontrôlés, l’instrumentalisation des migrations ou d’autres menaces hybrides créent l’impression qu’une entrée illégale dans l’Union européenne est possible", écrivent-ils, ajoutant qu’ils envisagent "toute mesure nécessaire" pour répondre à ces risques, notamment "le renforcement ou la réintroduction de contrôles temporaires aux frontières intérieures".

Selon eux, une telle perception "encouragerait de nouvelles tentatives, affaiblirait la confiance dans notre politique migratoire commune et aurait des conséquences pour l’ensemble des États membres".

Le courrier critique également la décision du gouvernement espagnol d’accorder un statut légal à certains migrants en situation irrégulière, considérée par les signataires comme un "facteur d’attraction" ayant pu contribuer à la crise. Une analyse rejetée par Madrid.

Des soldats de l'armée espagnole bloquent l'accès à la plage aux personnes qui traversent du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta, vendredi 31 juillet 2026.
Des soldats de l'armée espagnole bloquent l'accès à la plage aux personnes qui traversent du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta, vendredi 31 juillet 2026. Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.

Sánchez étrille l'UE

Ces déclarations interviennent alors que le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a accusé certains États membres de l’Union européenne d’avoir apporté une réponse "plutôt asymétrique" à la crise de Ceuta.

"La plupart nous ont témoigné leur soutien et leur solidarité, et proposé leur aide", a écrit samedi Sánchez dans une lettre adressée à Ursula von der Leyen.

"D’autres, en revanche, ont choisi d’attaquer l’Espagne et de réclamer son exclusion temporaire de l’espace Schengen", a-t-il ajouté.

Sans citer de pays, le dirigeant espagnol semble viser les appels lancés par le gouvernement de la Première ministre italienne Giorgia Meloni en faveur d’une suspension temporaire de l’Espagne de l’espace Schengen, qui garantit la libre circulation sans contrôle aux frontières intérieures.

La quasi-totalité des dizaines de milliers de migrants entrés illégalement dans l’enclave espagnole de Ceuta, en Afrique du Nord, sont repartis au Maroc, a affirmé samedi Madrid.

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