La présidente de la Commission européenne a détaillé, lors de son discours sur l'état de l'Union, comment l'UE entend faire face aux conséquences du changement climatique.
Ursula von der Leyen met en garde : l’été de chaleur extrême que vient de connaître l’Europe pourrait n’être qu’un avant-goût des températures à venir.
Dans son discours annuel sur l’état de l’Union, la présidente de la Commission européenne n’a pas mâché ses mots pour évoquer les nombreux épisodes météorologiques extrêmes qui ont frappé le continent cet été et auraient, selon elle, entraîné 35 000 décès supplémentaires.
Dans un moment particulièrement émouvant, elle a présenté la famille de Rune Kindal, un pompier danois mort en Grèce alors qu’il luttait contre les flammes. Présents dans l’hémicycle, ses proches ont été longuement applaudis par les députés européens et l’invité d’honneur, le Premier ministre canadien Mark Carney.
La présidente de la Commission a qualifié cette succession de vagues de chaleur d’"été de vérité", dans un discours qui fixe les orientations et les priorités de l’Union européenne pour l’année à venir.
Selon Ursula von der Leyen, l’atténuation du changement climatique, l’adaptation à ses effets et la préparation aux phénomènes météorologiques extrêmes doivent être au cœur de la stratégie européenne.
"Nous présenterons un nouveau cadre pour la résilience climatique le mois prochain. Nous identifierons les 100 territoires les plus vulnérables d’Europe et nous évaluerons les risques auxquels ils sont confrontés, ainsi que le niveau auquel ils doivent être gérés", a-t-elle déclaré, alors que 660 000 hectares ont été ravagés et qu’environ 12 millions de tonnes de récoltes ont été perdues.
Ursula von der Leyen a également annoncé la création d’une nouvelle "alliance climatique des assureurs" ("Climate Insurance Alliance").
"Aujourd’hui, à peine 25 % des pertes liées aux catastrophes en Europe sont couvertes par des assurances privées. Cela signifie que, bien trop souvent, les budgets nationaux deviennent l’assureur en dernier ressort."
"Nous devons agir pour combler ce fossé", a-t-elle déclaré aux eurodéputés réunis à Strasbourg.