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Les prix du pétrole montent, crainte d'une guerre iranienne qui s'aggrave

Photo d'archives - Des traders surveillent des écrans près d'un panneau affichant le KOSPI dans la salle des changes du siège de Hana Bank à Séoul, jeudi 8 octobre 2026.
Photo d'archives - Des traders regardent des écrans près d'un panneau affichant le KOSPI dans la salle des changes du siège de Hana Bank, à Séoul, jeudi 8 octobre 2026. -  Tous droits réservés  AP Photo/Ahn Young-joon
Tous droits réservés AP Photo/Ahn Young-joon
Par Doloresz Katanich avec AP
Publié le •Mis à jour
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Les marchés boursiers ont reculé jeudi, des craintes renouvelées d'inflation surgissant après la flambée du pétrole, alors que le président américain Donald Trump envisagerait de nouvelles frappes contre l'Iran avant les élections américaines de mi-mandat le mois prochain.

Les marchés boursiers européens ont ouvert en baisse jeudi, la hausse des prix du pétrole alimentant les inquiétudes liées à l'inflation. Les investisseurs ont analysé le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale américaine (Fed), publié mercredi, et attendaient celui de la Banque centrale européenne.

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Les places asiatiques ont également reculé après que le S&P 500 et le Nasdaq de Wall Street ont abandonné leurs records.

À l'ouverture, le DAX allemand a cédé 0,76 %, et le FTSE 100 londonien a perdu 0,75 %. Le CAC 40 français reculait de 0,64 %, tandis que l'Euro Stoxx 50 abandonnait 1,06 %.

Les prix du pétrole se sont redressés sur fond d'incertitudes concernant l'offre mondiale de brut. Les États-Unis et l'Iran n'ont pas encore conclu d'accord pour mettre fin à leur guerre.

Les cours du brut avaient reculé plus tôt dans la semaine, alors que des signes montraient que les exportations en provenance du Moyen-Orient revenaient vers leurs niveaux d'avant-guerre et que les pays du G7 avaient accepté de puiser dans leurs réserves.

Mais l'anxiété est revenue lorsque des données ont montré que Téhéran avait intensifié ses attaques contre des pétroliers dans le détroit d'Ormuz, que les Houthis ont démenti avoir perdu des territoires clés, et que de hauts responsables du secteur pétrolier ont averti que les réserves mondiales étaient dangereusement faibles.

Mercredi, le magazine The Atlantic a rapporté que la Maison Blanche avait demandé au Pentagone d'élaborer des options de frappes contre des cibles iraniennes avant les élections américaines de mi-mandat du mois prochain, les républicains de Trump risquant de perdre le contrôle des deux chambres du Congrès.

Selon l'article, l'ampleur des frappes potentielles et la nature de leurs cibles faisaient encore l'objet de discussions, mais il ajoutait qu'une opération plus large pourrait suivre le scrutin du 3 novembre.

Même les partisans des frappes proposées ne s'attendaient pas à ce qu'elles amènent l'Iran à la table des négociations ou rétablissent la sécurité du passage dans le détroit d'Ormuz, selon le magazine. Ils espéraient toutefois qu'une action militaire aiderait Trump à projeter une image de fermeté avant le scrutin.

Les deux principales références du brut ont gagné plus de 3 % jeudi, l'offre étant également affectée par la perte de plus de 500 000 barils par jour de production dans le golfe du Mexique, des producteurs ayant arrêté leurs opérations avant l'arrivée de l'ouragan Isaias.

Peu après l'ouverture des marchés européens jeudi, le Brent, la référence internationale, gagnait 3,7 % à 103,91 $ le baril. Le West Texas Intermediate, la référence américaine, progressait de plus de 3,45 % pour dépasser 91,41 $ le baril.

L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué mercredi que ses membres soutenaient l'accélération des mises sur le marché de stocks de pétrole déjà annoncées en mars, en donnant la priorité au diesel lorsque cela est possible.

La hausse des prix du pétrole a ravivé les craintes d'inflation et accentué la pression à la hausse sur les rendements des obligations d'État, qui ont atteint des plus hauts de plusieurs années.

Le rendement de l'emprunt d'État français à 10 ans s'établissait à 4,89 %, tandis que celui de l'Allemagne atteignait 3,48 %.

Le rendement du bon du Trésor américain à 10 ans restait proche d'un plus haut niveau depuis plusieurs décennies, autour de 5,32 %. Le compte rendu de la réunion de septembre de la Réserve fédérale américaine, publié mercredi, montre que la plupart des responsables jugeaient qu'une nouvelle hausse de taux serait probablement appropriée d'ici la fin de l'année.

L'inflation aux États-Unis reste au-dessus de l'objectif de 2 % de la Fed. En septembre, la Fed a relevé ses taux pour la première fois depuis juillet 2023, de un quart de point de pourcentage, pour les porter dans une fourchette de 3,75 % à 4 %.

La hausse des rendements obligataires pèse également sur les actions, car des coûts d'emprunt plus élevés peuvent rogner les bénéfices des entreprises et rendre les obligations plus attractives pour les investisseurs.

Les marchés de toute l'Asie ont reculé, notamment Tokyo, Hong Kong, Sydney, Shanghai, Singapour, Séoul, Wellington, Taipei et Manille.

Mercredi, l'indice S&P 500 de Wall Street a reculé de 0,2 % au lendemain d'un record historique. Le Dow Jones Industrial Average a cédé 0,7 %, tandis que le Nasdaq Composite, très axé sur les technologies, a perdu 0,2 % par rapport à son sommet.

Les valeurs technologiques ont effacé une partie de leurs récents gains alors que les investisseurs se préparaient à la saison des résultats, les valorisations élevées et les dépenses massives dans l'intelligence artificielle plaçant les profits sous surveillance.

Le titre Samsung a reculé malgré l'estimation par le groupe d'une hausse de 782,5 % de son bénéfice opérationnel au troisième trimestre, à 107 400 milliards de wons (soit environ 71,8 milliards d'euros), portée par la hausse des prix des mémoires.

Parallèlement, l'euro restait proche de son plus bas niveau depuis juin 2025, pénalisé par les inquiétudes liées au niveau élevé de la dette française.

Jeudi matin, l'euro s'échangeait à 1,12 $, la livre à 1,32 $ et le dollar à 158,13 ¥. L'or progressait légèrement, à 4 143,90 $ l'once.

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