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La banque d'Angleterre s'alarme d'un "no-deal Brexit"

La banque d'Angleterre s'alarme d'un "no-deal Brexit"
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Par Guillaume Petit
Publié le
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Dans le cas d'une sortie désordonnée du pays de l'Union européenne, le PIB chuterait de 8% dès l'année prochaine et le taux de chômage grimperait à 7,5%.

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C'est le scénario du pire, qui fait le plus peur : une sortie désordonnée de l'Union européenne, sans accord et sans période de transition. Et il y a visiblement de quoi. Dans un tel scénario, le produit intérieur brut de la Grande Bretagne chuterait de 8% dès l'année prochaine, et le taux de chômage grimperait à 7,5%.

C'est le principal enseignement d'un rapport publié ce mercredi par la Banque d'Angleterre, réalisé à la demande des députés britanniques. Des prévisions dévoilées alors que la première ministre Theresa May se bat pour obtenir leur soutien afin d'approuver l'accord sur le Brexit.

Une chute de la livre d'un quart

La banque centrale prévoit aussi une chute de la livre sterling vertigineuse, qui perdait un quart de sa valeur et une hausse de l'inflation à 6,5%, contre 2,4% actuellement.

En sortant de l'Union européenne de manière ordonnée, la Grande Bretagne ferait un peu mieux, mais l'économie serait tout de même en baisse de 2% sur les 15 prochaines années, comparé à une situation économique sans le Brexit.

Par la suite l'économie se redresserait et la croissance repartirait à la hausse, mais de manière moins importante qu'avant.

Les banques sont prêtes au pire

Une bonne nouvelle néanmoins dans ce tableau bien sombre. Toutes les banques du Royaume-Uni ont réalisé avec succès les tests de résistance. Concrètement, cela signifie qu'elles sont prêtes à affronter une sortie de l'Union européenne sans accord.

Les établissements bancaires pourraient ainsi continuer à financer les ménages et les entreprises, dans un contexte d'effondrement des prix de l'immobilier et de hausse du chômage.

Le gouverneur de la banque centrale Mark Carney a prévenu que sa banque centrale était prête pour le Brexit, pour le meilleur comme pour le pire. Le pire serait une crise encore plus importante que celle traversée par le pays en 2008, lors de la tempête financière mondiale.

Mais Mark Carney a prévenu mercredi lors d'une conférence de presse : "Notre travail n'est pas d'espérer le meilleur, mais de nous préparer au pire". Voilà qui est dit.

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