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Le Brent dépasse 114 dollars après une frappe iranienne sur le principal site énergétique qatari

Une explosion se produit dans un immeuble après une frappe israélienne au centre de Beyrouth, Liban, le 18 mars 2026
Une explosion s'élève d'un immeuble après une frappe israélienne dans le centre de Beyrouth, au Liban, le 18 mars 2026 Tous droits réservés  AP Photo/Hussein Malla
Tous droits réservés AP Photo/Hussein Malla
Par Quirino Mealha avec AP
Publié le
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Le pétrole Brent dépasse 114 dollars après une frappe iranienne sur le site gazier qatari de Ras Laffan, riposte aux attaques israéliennes contre le gisement iranien de South Pars.

La guerre avec l’Iran semble s’être intensifiée depuis la fin de la journée de mercredi.

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Les attaques iraniennes contre le champ gazier de Ras Laffan, principal site énergétique du Qatar, ont fait flamber les cours du pétrole, qui se rapprochent désormais des sommets atteints au début du conflit.

L’offensive est intervenue après qu’Israël a frappé le champ gazier de South Pars, la plus grande installation d’Iran, ainsi que le site pétrolier d’Asaluyeh. À la suite de ces frappes, le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a prévenu que les sites énergétiques du Golfe redevenaient des « cibles légitimes ».

Au moment de la rédaction de cet article, le Brent avait légèrement reflué et s’échangeait au-dessus de 113 dollars, tandis que le WTI, référence américaine, s’établissait à 96 dollars le baril.

De plus, jeudi matin, les contrats à terme européens sur le gaz naturel ont bondi de plus de 25 % pour dépasser 68 euros le MWh, un niveau de prix inédit depuis la fin 2022.

Ce jeu de représailles indique aux marchés que le conflit devrait se prolonger et s’aggraver, les deux camps ne semblant imposer aucune limite à leurs frappes contre les infrastructures énergétiques de la région.

Le président américain Donald Trump a averti que toute nouvelle attaque iranienne visant les installations de gaz naturel liquéfié du Qatar conduirait l’armée américaine à détruire le champ gazier de South Pars avec « une force et une puissance dont l’Iran n’a encore jamais fait l’expérience ».

L’intervention du président Trump vise à protéger le Qatar tout en se réservant la possibilité de recourir à une force écrasante. Reste à savoir si elle dissuadera l’Iran ou si elle risque au contraire d’alimenter encore l’escalade.

Pour l’heure, l’économie mondiale absorbe le coût d’un conflit qui s’intensifie rapidement, sans issue immédiate en vue.

L’Iran intensifie ses attaques contre les installations énergétiques du Golfe

Malgré les menaces du président Trump, l’Iran poursuit jeudi ses attaques contre les infrastructures énergétiques de ses voisins arabes du Golfe.

Une installation qatarie de gaz naturel liquéfié a été incendiée et deux raffineries de pétrole koweïtiennes ont été visées, marquant une escalade majeure du conflit.

Le Qatar a indiqué que les pompiers avaient éteint un incendie dans une importante installation de GNL après qu’elle a été touchée par des tirs de missiles iraniens. La production y était déjà à l’arrêt après des attaques antérieures, mais Doha a précisé que cette nouvelle salve de missiles avait provoqué « d’importants incendies et des dégâts supplémentaires considérables ».

Les dégâts subis par l’installation pourraient retarder la capacité du Qatar à fournir le marché, même une fois la guerre avec l’Iran terminée.

Une attaque de drone contre la raffinerie koweïtienne de Mina Al-Ahmadi a déclenché un incendie, sans faire de blessés, a rapporté l’agence de presse officielle KUNA.

Cette raffinerie est l’une des plus grandes du Moyen-Orient, avec une capacité de production de 730 000 barils par jour. Peu après, une attaque de drone a provoqué un incendie dans la raffinerie voisine de Mina Abdullah, ont indiqué les autorités.

Un navire a également pris feu au large des Émirats arabes unis, et un autre a été endommagé près du Qatar, illustrant le danger permanent qui pèse sur les bâtiments en raison de l’emprise de l’Iran sur le détroit d’Ormuz.

Appartement endommagé après une frappe de missile iranien à Tel-Aviv, Israël, 19 mars 2026
Appartement endommagé après une frappe de missile iranien à Tel-Aviv, Israël, 19 mars 2026 AP Photo/Maya Levin

Les pays du Golfe ont condamné les attaques iraniennes contre les infrastructures énergétiques.

Les autorités d’Abou Dhabi ont indiqué qu’elles avaient été contraintes de fermer leurs installations du site gazier d’Habshan et du champ de Bab, qualifiant les attaques nocturnes iraniennes de « dangereuse escalade ».

Des sirènes d’alerte aux missiles ont retenti dans plusieurs autres zones du Golfe, et Israël a signalé des tirs iraniens imminents.

Le Qatar, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont tous dénoncé les attaques iraniennes. Le chef de la diplomatie saoudienne a déclaré que les frappes visant le royaume signifiaient que « le peu de confiance qui subsistait a été complètement brisé ».

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