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La reprise des tensions entre les États-Unis et l’Iran devrait faire grimper les prix des carburants

Les prix de l’essence et du diesel au litre sont affichés sur un panneau devant une station-service à Bruxelles, Belgique, le 13 avril 2026
Prix de l’essence et du diesel, au litre, affichés sur une enseigne d’une station-service à Bruxelles, Belgique, le 13 avril 2026 Tous droits réservés  AP Photo/Omar Havana
Tous droits réservés AP Photo/Omar Havana
Par Quirino Mealha
Publié le
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Pourparlers Iran-USA au Pakistan: l’incertitude sur un accord fait monter les prix de l’essence et du diesel

Les espoirs de voir le carburant baisser à la pompe en Europe se sont évaporés ce week-end, après ce qui ressemblait à une percée dans le détroit d’Ormuz mais qui s’est révélé de courte durée, faisant repartir à la hausse les cours du brut et, avec eux, le prix de l’essence et du diesel.

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Les marchés avaient salué vendredi l’annonce d’une possible réouverture de cette voie maritime stratégique, mais les événements du week-end ont inversé la tendance et poussé les prix à la hausse.

Au moment de la rédaction, le baril de référence américain gagne 10 % par rapport au point bas de vendredi dernier, pour s’établir autour de 87 dollars, tandis que le Brent, la référence internationale, progresse de 9,5 % à environ 94,3 dollars le baril.

Le dernier Bulletin hebdomadaire des prix des produits pétroliers de la Commission européenne a été publié jeudi dernier, avant les derniers développements entre les États-Unis et l’Iran, et faisait état d’un prix moyen de 1,853 € le litre pour l’essence Euro-super 95 dans l’UE.

Selon ces mêmes données, le prix moyen du diesel s’établissait à 2,099 € le litre.

Ces deux montants, taxes comprises, étaient en léger recul par rapport à la semaine précédente, mais après l’attaque de plusieurs navires dans le détroit d’Ormuz samedi et le demi-tour de dizaines d’autres, dont les propriétaires ont jugé qu’il n’était toujours pas sûr de le traverser, les prix devraient désormais repartir à la hausse.

Les mêmes inquiétudes se font sentir au Royaume-Uni, où le président de l’Automobile Association, Edmund King, a tenu des propos qui invitent à la prudence.

« Pour la première fois depuis le début de ce conflit, nous avons observé une légère baisse des prix à la pompe en fin de semaine dernière, mais cela ressemble à une fausse accalmie. L’incertitude mondiale devrait enrayer la baisse des prix et, si la situation se prolonge, les tarifs repartiront à la hausse », a déclaré King.

Ces perturbations répétées alimentent également de vives inquiétudes quant à l’approvisionnement en kérosène.

La semaine dernière, le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie, Fatih Birol, a déclaré que l’Europe ne disposait « peut-être plus que de six semaines de kérosène ».

États-Unis–Iran : le point sur les négociations

Vendredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a assuré que le détroit d’Ormuz resterait « complètement ouvert » aux navires commerciaux pendant le reste de la période de cessez-le-feu.

Le président américain Donald Trump a immédiatement repris ce message sur les réseaux sociaux, décrivant cette voie maritime comme « entièrement ouverte et prête pour le commerce ».

Les cours de référence ont aussitôt réagi, en reculant de plus de 10 %.

Moins de vingt-quatre heures plus tard, il est toutefois apparu que la situation ne s’était pas améliorée.

Téhéran a durci son discours, des responsables dénonçant ce qu’ils qualifient d’exigences excessives de la part des États-Unis dans toute éventuelle entente.

Des informations ont également fait état de forces iraniennes ne tenant pas compte des déclarations du ministre des Affaires étrangères, soulevant des questions sur la coordination interne et sur l’identité de ceux qui, à Téhéran, dirigent et donnent les ordres en matière de politique maritime.

Malgré cela, des représentants américains, dont l’émissaire spécial Steve Witkoff et le haut conseiller Jared Kushner, doivent se rendre lundi à Islamabad pour tenter à nouveau de trouver un accord, selon la Maison-Blanche.

Cette visite fait suite à un premier cycle de discussions au Pakistan qui s’est achevé, plus tôt dans le mois, sans percée.

Le vice-président américain JD Vance devait initialement se joindre à la délégation, mais Donald Trump a ensuite confirmé son absence, invoquant des raisons de sécurité.

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