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100 000 emplois et quatre usines: Volkswagen prévoit une restructuration radicale

Oliver Blume est président du directoire de Volkswagen AG depuis le 1er septembre 2022.
Oliver Blume est président du directoire de Volkswagen AG depuis le 1er septembre 2022. Tous droits réservés  (c) Copyright 2025, dpa (www.dpa.de). Alle Rechte vorbehalten
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Par Maja Kunert
Publié le Mis à jour
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Volkswagen préparerait la restructuration la plus radicale de son histoire: jusqu'à 100 000 emplois supprimés dans le monde, quatre usines allemandes menacées de fermeture.

Chez le constructeur automobile Volkswagen, basé à Wolfsburg, un tournant majeur se dessine. Selon le manager magazin, qui cite des sources internes, le patron du groupe Oliver Blume prévoit de supprimer jusqu’à 100 000 des quelque 657 000 emplois que compte actuellement le groupe. Cela reviendrait à doubler l’objectif de suppressions de postes fixé jusqu’ici : il y a quelques mois à peine, VW avait annoncé vouloir supprimer environ 50 000 emplois d’ici à 2030, un projet déjà qualifié à l’époque d’historiquement lourd de conséquences.

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Blume aurait déjà présenté au directoire un plan de redressement en ce sens. Selon un deuxième informateur, le document central ne mentionnerait délibérément aucun chiffre précis, afin de conserver une marge de manœuvre pour la suite.

Quatre usines menacées de fermeture

Outre les suppressions d’emplois, quatre sites de production doivent également fermer à moyen terme, selon le manager magazin. Seraient concernés les usines VW de Hanovre, Zwickau et Emden, ainsi que le site Audi de Neckarsulm, dans le Land de Bade-Wurtemberg. D’après ce projet, la production sur ces sites cesserait au fur et à mesure de l’arrêt des modèles actuellement fabriqués sur place. Reste à savoir comment un plan de suppressions d’emplois d’une telle ampleur pourra être mis en œuvre sur le plan juridique et social : Volkswagen bénéficie pour l’heure d’une garantie d’emploi jusqu’à fin 2030, Audi même jusqu’à fin 2033.

Au-delà des réductions d’effectifs, le groupe envisagerait aussi une refonte en profondeur de sa structure. La marque cœur Volkswagen comme la division composants seraient détachées du périmètre du groupe et transformées en sociétés juridiquement autonomes. Dans cette logique, certaines marques séparées pourraient être plus facilement introduites ou cédées sur les marchés financiers.

Une crise de longue date

Les projets actuels ne tombent pas du ciel : ils constituent le point culminant provisoire d’une crise structurelle profonde. Au premier trimestre 2026, le bénéfice net du groupe a chuté de 28 % pour s’établir à 1,56 milliard d’euros, tandis que le chiffre d’affaires reculait de 2 % à 75,7 milliards.

Le directeur financier Arno Antlitz avertissait alors avec une franchise inhabituelle : « Les réductions de coûts prévues jusqu’ici ne suffisent pas. Si nous n’y parvenons pas, nous mettons notre avenir en danger. » À cela s’ajoutent les droits de douane américains, qui grèveraient le groupe d’environ 4 milliards d’euros supplémentaires par an, selon Antlitz. Dans le même temps, VW a vu ses ventes reculer de 20 % au premier trimestre sur son principal marché, la Chine, tandis que des constructeurs chinois comme BYD gagnent du terrain non seulement sur leur marché domestique, mais de plus en plus aussi en Europe.

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