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"Phoenix" ou l'absurdité surréaliste que peut devenir la vie après la guerre

"Phoenix" ou l'absurdité surréaliste que peut devenir la vie après la guerre
Par Pierre Assémat  avec LIZ PEDERSEN

Liz Pedersen, euronews :

Cette histoire requiert de mettre entre parenthèses une certaine incrédulité, mais les scènes surréalistes entre les deux protagonistes reflètent surtout la manière dont chacun est affecté par l'absurdité de la guerre sous toutes ses formes.

Phoenix, le drame post-holocauste permet au réalisateur allemand Christian Petzold de retrouver sa muse, l’actrice Nina Hoss dans un film poignant et noir.

Alors qu’elle sort des camps de concentration avec d’horribles cicatrices au visage, la survivante de l’Holocauste Nelly reçoit de la chirurgie plastique.
Alors qu’elle retrouve son mari à Berlin, celui-ci ne la reconnaît pas.
Plutôt que de révéler son identité, elle lui permet de croire qu’elle est morte, et accepte son plan macabre pour tenter d’obtenir son propre héritage.

Nina Hoss est remarquable dans le rôle la pauvre Nelly, qui malgré tous les signes qui montrent que c’est son mari qui l’avait dénoncée aux nazis, ne cesse de lui trouver des excuses au nom de leur amour passé.

Cette histoire requiert de mettre entre parenthèses une certaine incrédulité, mais les scènes surréalistes entre les deux protagonistes reflètent surtout la manière dont chacun est affecté par l’absurdité de la guerre sous toutes ses formes.

Phoenix, est un mélodrame fort et puissant et bouleversant. J’espère que vous l’apprécierez autant que moi. A la semaine prochaine.