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La passion de Sonya Yoncheva pour la Zarzuela

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La passion de Sonya Yoncheva pour la Zarzuela
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Par Katharina Rabillon

Pour la première fois, Sonya Yoncheva a prêté sa voix à la Zarzuela en interprétant quelques-unes de ses mélodies les plus bouleversantes au Teatro de la Zarzuela à Madrid.

"J'ai toujours aimé l'Espagne où l'on trouve cette mentalité directe et la joie de vivre : c'est pour cela que je voulais chanter de la Zarzuela," assure Sonya Yoncheva en marge de ce récital.

La soprano bulgare a ainsi exploré le patrimoine de l'Espagne pour reprendre des classiques de ce genre souvent qualifié d'opérette espagnole. "J'ai toujours été fascinée par la comédie, par les histoires d'amour déchirantes et par cette sensualité que cette musique dégage," confie-t-elle.

"En Espagne, c'est le genre lyrique"

Madrid était autrefois un lieu de création florissant pour la Zarzuela. Le Teatro qui porte son nom est inspiré de la Scala de Milan. Il a ouvert ses portes en 1856.

Miquel Ortega, chef d'orchestre lors de ce récital, précise :"La Zarzuela en Espagne, c'est le genre lyrique."

La Zarzuela fusionne chanson, prose et danse. "C'est très ancien," poursuit-il, "parce que les premières pièces de Zarzuela datent de 1650. Plus tard, on arrive à cette époque très intéressante du début du XXe siècle où l'on trouve de véritables chefs-d'œuvre," fait-il remarquer.

"Voyager dans d'autres mondes : une liberté que j'ai en tant qu'artiste"

Parmi ces chefs-d'œuvre, une magnifique Zarzuela de Federico Moreno Tórroba (1928), pièce préférée de Sonya Yoncheva : "La Marchenera."

"Je trouve [cette œuvre] tellement sensuelle," indique la soprano. "C'est la manière la plus délicieuse et la plus délicate d'expliquer l'état d'âme d'une jeune fille totalement amoureuse," juge-t-elle.

Sonya Yoncheva renchérit : "J'adore les pays qui défendent leur authenticité et l'Espagne le fait." Puis elle confie sa "curiosité pour tous les autres genres de musique" et conclut : "Je me permets de voyager un peu dans d'autres mondes et j'aime beaucoup cela. C'est une liberté que j'ai en tant qu'artiste," reconnaît-elle dans un sourire.

Journaliste • Katharina Rabillon