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L'édition 2021 du Festival de Cannes restera dans les mémoires

Sharon Stone and Spike Lee announcing the Palme d'or
Sharon Stone and Spike Lee announcing the Palme d'or Tous droits réservés AP
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Par Frédéric Ponsard
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Le cinéma est revenu en beauté sur la Croisette avec une Palme d'or en Titane pour Julia Ducournau, seconde femme ayant remporté la récompense suprême. Avec au palmarès, des films venus du monde entier.

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C'est un Festival de Cannes qui restera longtemps dans les mémoires.

Un festival pas comme les autres, qui s'est tenu en juillet pendant la pandémie, avec un président du Jury, Spike Lee, qui annonce par mégarde le nom de la Palme d'or dès le début de la cérémonie.

C'est en tout cas la française Julia Ducournau qui la remporte pour Titane, ce n'est que la deuxième fois seulement qu'une femme obtient la récompense suprême, Jane Campion l'ayant remporté mais ex-aequo en 1993 pour La Leçon de piano avec Chen Kaige et son Adieu ma concubinne.

"Pour ce film-là, c'est vrai que cela représente un élargissement je pense du paysage cinématographique, voilà. Je trouve que c'est un bon signe."
Julia Ducournau
réalisatrice

Titane est un film de genre tendance serial-killer, qui a partagé le public, mais pas le jury.

"Je n'ai jamais vu un film comme 'Titane' de ma vie. J'ai vu beaucoup de films mais celui-là m'a époustouflé, c'est le génie et la folie réunis. "
Spike Lee
réalisateur et président du jury
"Croyez-le ou non, en fait, nous n'avons même pas mentionné que le réalisateur était une femme, nous étions d'accord sur Titane', et seulement après, nous avons dit 'ok, et en plus' c'est une femme, et ça nous a rendu heureux."
Jessica Hausner
réalisatrice autrichienne et membre du jury

Cette édition 2021 est également marquée par l'éclectisme, la diversité et la dimension mondiale du palmarès, avec des films venus d'Iran, d'Israël, du Japon, de Colombie, d'Australie ou de Finlande comme Compartiment 6 de Juho Kuosmanen, une coproduction plutôt rare entre la Russie et plusieurs pays européens.

Le réalisateur finlandais remporte avec Compartiment 6 le Grand Prix du Jury ex-equo avec le réalisateur iranien Ashgar Fahradi pour Un héros.

"L'histoire du fil est une rencontre entre deux humains ; il s'agit aussi des relations entre l'Europe et la Russie. Je veux dire que c'est un pays qui paraît très bizarre, mais les Russes ne ressemblent pas aux idées préconçues que l'on a au départ quand on y va."
Juho Kuosmanen
réalisateur, co-lauréat du Grand prix du jury

Ashgar Fahradi, co-lauréat du Grand Prix du Jury, nous fait découvrir un autre Iran, loin des clichés, à travers l'histoire troublante d'un homme qui, malgré lui et pour son malheur, est pris pour un héros...

Plus que jamais, Cannes a pris cette année le pouls du monde à travers le cinéma

Journaliste • Frédéric Ponsard

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