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La réalité dépasse la fiction en Ukraine pour le cinéaste Valentyn Vasyanovych

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"Day whatever. Irpin"
"Day whatever. Irpin"   -   Tous droits réservés  FACEBOOK/VLADIMIR YATSENKO, Internet, 10 March 2022
Par Frédéric Ponsard

Les images tournées il y a quelques jours en Ukraine aux environs de Kyiv par le cinéaste Valentyn Vasyanovych et diffusées sur le Facebook de son producteur Vladimir (Volodya) Yatsenko nous plonge au coeur de la guerre en Ukraine.

Le cinéaste filme au jour le jour la vie quotidienne, si l'on peut dire, des ukrainiens, des gens qui fuient, des soldats qui aident...

Le cinéaste et ses collaborateurs ont mis leurs familles à l'abri, avant de revenir chez eux, filmer.

"Je vis entre Kyiv et une maison résidentielle à l'extérieur de Kyiv. Parfois, moi, Volodya et d'autres gars nous partons en voiture et filmons ces chroniques, fixant simplement les événements non pas pour les utiliser dans un quelconque film mais pour que les gens puissent s'en servir comme illustrations, se les approprier à des fins personnelles."
Valentyn Vasyanovych
cinéaste

Le cinéaste avait dans ses fictions précédentes mis en scène l'invasion russe dans l'Est de l'Ukraine, comme dans "Atlantis", un film d'anticipation qui se passe en 2025 ou encore "Reflection", en sélection officielle à Venise l'an dernier.

En tout cas, la réalité a dépassé la fiction pour le réalisateur... Il raconte son quotidien depuis le début de la guerre il y a un mois : "Ecoutez, le matin j'ai un type d'émotions, le soir, un autre. Quand le soleil se lève, que le ciel est bleu et que vous êtes plein d'espoir et d'optimisme, vous croyez à une victoire rapide. Mais le soir, tout s'accumule, les nouvelles ne sont pas toujours positives. Il y a de nombreux rapports indiquant que nos forces armées sont en train de gagner et de reprendre des territoires. Mais il y a aussi des infos qui vous détruisent, par exemple les rapports faisant état d'un grand nombre de victimes parmi les civils, les enfants et les femmes. Je parle Mariupol, Kharkiv, Bucha, Irpin et d'autres villes encore."

Tel un Journal de bord, Valentyn Vasyanovych et ses collaborateurs filment au jour le jour des scènes qui semblent sorties d'un film catastrophe.

Sans filtre, sans mis en scène. Sans commentaires.