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InClassica 2022 : Dubaï fête l'universalité de la musique classique

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Par Rebecca McLaughlin-Eastham

Il s'est donné pour mission de nous emporter vers les sommets de la virtuosité et il y parvient. Le Festival international InClassica est de retour à Dubaï pour sa 11e édition. Cette célébration de la musique classique réunit cinquante solistes réputés, trois orchestres et onze maestros de premier plan au cours de vingt-six performances données sur un mois à l'Opéra de Dubaï.

Chaque soir, les stars d'InClassica apparaissent en pleine lumière comme l'éminent chef d'orchestre Dmitry Yablonsky que nous avons rencontré avant le lever de rideau de la soirée d'ouverture.

Nous lui demandons quelle émotion lui fait ressentir la musique quand il joue. "Quand la musique démarre, en général, vous oubliez que vous avez mal au dos ou que vos chaussures vous font mal," fait remarquer Dmitry Yablonsky. "Vous admirez alors, cette magnifique salle avec sa belle acoustique," indique le maestro qui est aussi violoncelliste. "Partager la musique avec ce public à Dubaï, c'est une idée sublime de Konstantin Ishkhanov qui préside ce festival et tout ce projet," renchérit-il.

"La mondialisation de la musique est importante"

Le programme de cette édition comporte des chef-d'œuvres de Verdi, Beethoven et Debussy, pour n'en citer que quelques-uns, sans oublier les pièces contemporaines du compositeur en résidence Alexey Shor.

Les chefs d'orchestre, compositeurs, musiciens, virtuoses et artistes réunis dans l'émirat de Dubaï à l'occasion de ce festival InClassica 2022 sont originaires des quatre coins du monde. Mais la langue dans laquelle ils s'expriment est universelle. Les compositions mélodiques d'Alexey Shor en sont un parfait exemple selon le violoniste respecté Sergej Krylov car elles parlent à tous, dit-il. "J'aime cette musique pour l'harmonie, l'effet rendu par le phrasé et de nombreuses autres raisons," confie-t-il.

La coopération internationale et l'amitié faisant partie des piliers d'InClassica, nous demandons à Sergej Krylov dans quelle mesure il en a été le témoin cette année. "La mondialisation de la musique est très importante," souligne-t-il. "Je veux parler des évolutions, des échanges entre les cultures et ce festival représente cette manière internationale d'appréhender la musique qui est génératrice de quantité de grandes idées qui relient les cultures entre elles," assure-t-il.

"Nous devons faire notre autocritique après chaque concert"

Venu de Corée du Sud cette année, Yekwon Sunwoo est l'un des pianistes les plus réputés au monde. Pour ce lauréat de plusieurs récompenses internationales, jouer permet de s'évader et de s'apaiser dans un monde où tout va très vite.

"Parfois, on a une vie tellement trépidante, avec les voyages et tout le reste, que l'on en oublie les choses les plus importantes," fait remarquer Yekwon Sunwoo. "Vous savez, on interprète de nombreuses œuvres encore et encore, mais à chaque fois, je fais attention à être fidèle à ce que je ressens et à être sincère," indique-t-il.

À InClassica, des artistes émergents ont la chance de se produire aux côtés de stars mondiales comme le célèbre chef d'orchestre italien Gianluca Marciano dont l'énergie a été qualifiée d'"enthousiasme décomplexé""C'est toujours agréable d'entendre autant de bonnes définitions de soi," reconnaît-il avant d'ajouter : "Les critiques sont importantes parce que j'aime vérifier la partition, mes performances et voir comment je pourrais peut-être m'améliorer."

Même si les commentaires parfois négatifs font partie du métier, ils ne sont pas la préoccupation première de Gianluca Marciano. "Nous devons faire notre autocritique et analyser après chaque concert ce que nous avons fait car ce qu'il y a de plus important, c'est notre public," insiste-t-il. Une promesse qui ne manquera pas de faire vibrer la corde sensible des spectateurs de cette édition à l'Opéra de Dubaï.