Le parc Walt Disney Studios devient officiellement Disney Adventure World dimanche avec l'ouverture de « World of Frozen », pièce maîtresse d'une expansion de 2 milliards d'euros qui remodèle le parc à thème le plus visité d'Europe.
« Libérée, Délivrée »… Le royaume d'Arendelle, tiré du film Disney « La Reine des Neiges », a désormais une adresse permanente à l'est de Paris, avec son lagon, son village nordique en bois et son bonhomme de neige robotisé qui parle aux enfants.
Le Parc Walt Disney Studios devient officiellement Disney Adventure World ce dimanche, le 29 mars, avec l'ouverture de « World of Frozen », attraction phare d'un projet d'expansion de 2 milliards d'euros qui métamorphose le parc à thème le plus visité d'Europe.
Ce monde enchanté à Disneyland Paris vous promet l'attraction Frozen Ever After (La Reine des Neiges Pour Toujours et à Jamais) et des rencontres avec Anna et Elsa. Le parc propose d'embarquer pour une "croisière musicale fascinante" au cœur de l’aventure de La Reine des Neiges.
"Soyez prêts à chanter avec Elsa, Anna et leurs amis, alors que vous naviguez de La Montagne du Nord jusqu’au Palais de Glace d’Elsa le temps d'une aventure familiale palpitante", appelle les visiteurs le site dédié.
Cette rénovation d'envergure ajoute un vaste lac central, une attraction « Raiponce », 15 nouveaux restaurants et un spectacle nocturne spectaculaire utilisant ce que Disney présente comme le premier système de drones aquatiques et aériens au monde.
Plus de 90 % du deuxième parc aura été repensé depuis son ouverture en 2002.
Ce n'est pas un hasard si « La Reine des Neiges » et « Raiponce » sont les attractions phares du seul complexe Disney d'Europe.
Les deux films puisent leurs racines dans le folklore européen : « La Reine des neiges » s’inspire librement du conte « La Reine des neiges » de Hans Christian Andersen, et « Raiponce » du conte des frères Grimm. Disney s’appuie sur cet héritage.
« “La Reine des neiges” est profondément ancrée dans la tradition orale européenne », explique Michel den Dulk, vice-président et directeur créatif de Walt Disney Imagineering. « Il était donc tout naturel d’intégrer un charmant petit village en bois d’Europe du Nord à Disneyland Paris.»
Le parc a ouvert ses portes en 1992 sous le nom d’Euro Disney, suscitant de vives critiques. Les intellectuels français de l’époque le qualifiaient de « Tchernobyl culturel ».
Aujourd’hui, Disney annonce que le complexe a accueilli 445 millions de visiteurs et génère 70 000 emplois.
L'investissement parisien s'inscrit dans un plan d'expansion mondial d'environ 60 milliards de dollars pour les parcs et expériences Disney, qui ont généré 57 % du résultat opérationnel de ce segment au cours de l'exercice 2025.
Le président français Emmanuel Macron a qualifié le complexe de « première destination touristique d'Europe » lors de sa visite au parc vendredi et a déclaré que cette expansion créerait 1 000 emplois directs.
Les bénéfices de Disney dopés, justement, par les parcs à thème
Lundi, la Walt Disney Company a publié ses résultats trimestriels, témoignant de la forte croissance de ses services de streaming et des revenus records de ses parcs à thème. L'entreprise a toutefois mis en garde contre un possible ralentissement aux États-Unis.
Le bénéfice net s'est établi à 2,48 milliards de dollars, en baisse de 6 % sur un an, selon un communiqué. La division Experiences, qui regroupe les parcs et complexes hôteliers Disney, a réalisé un chiffre d'affaires trimestriel record de 10 milliards de dollars.
Les parcs américains, dont Disney World, ont enregistré une croissance de 8 % de leur résultat d'exploitation pour le trimestre clos le 31 décembre, avec une hausse de 1 % de la fréquentation et de 4 % des dépenses par visiteur.