La bataille annoncée entre les institutions de l'UE sur le budget européen à long terme

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Tous droits réservés MICHAEL PROBST/AP
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Par Christopher Pitchers
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Après les chefs d’Etat et de gouvernement de l’UE c’est au tour du Parlement européen de se prononcer sur le prochain budget à long terme des 27.

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Le budget européen à long terme destiné à la relance de l’économie n’est pas encore pleinement sur les rails. Après les dirigeants de l’Union c’est au tour du Parlement européen de donner son aval. 

Les eurodéputés préparent mardi leurs arguments de négociation pour convaincre les Etats membres de :

  • renforcer les programmes qui ont subi des coupes budgétaires
  • mettre en place de nouvelles ressources propres
  • lier l’accès aux fonds européens au respect de l’Etat de droit

Les institutions européennes vont devoir s’entendre sur un mécanisme qui permettra de geler les subventions en cas de violation des droits fondamentaux. Pour les Verts au Parlement la discussion s’annonce centrale et tendue. "C’est un élément clef car ce n’est pas seulement une question d’argent, c’est à propos de nos valeurs communes", insiste l’eurodéputé écologiste, Rasmus Andresen. 

Des poursuites juridiques pourraient cependant être lancées contre le recours à un tel outil punitif s’il est employé sur des questions comme les réformes judiciaires ou la liberté d’expression. "Vous ne pouvez pas pénaliser un pays d’avoir enfreint une règle avec un instrument totalement différent. Et puis les personnes concernées sont aussi différentes", ajoute Jorge Nunez Ferrer, chercheur au Centre for European Policy Studies.

Des coupes dénoncées

Le Parlement veut revoir à la hausse les programmes particulièrement touchés par les coupes budgétaires comme la protection du climat, la transition numérique, la santé ou encore la recherche. De plus il souhaite de nouveaux moyens financiers pour l’UE afin de rembourser la dette créée par le plan de relance. "Nous pensons que la taxe plastique ne sera pas suffisante. Il faudrait aussi une déclaration claire des gouvernements sur les nouvelles ressources propres et quand elles seront mises en place ", explique le parlementaire Jan Olbrycht (PPE).

Mais ce positionnement pourrait se révéler trop ambitieux et pourrait créer des difficultés pour la stratégie de relance. "Il est évident que des pays ont eu par le passé des difficultés pour utiliser les fonds européens et maintenant vous avez cet énorme plan de relance dans le budget européen. Il va y avoir des complications", avertit Jorge Nunez Ferrer. Le calendrier s’annonce difficile. Le prochain cadre financier pluriannuel de l’UE doit débuter le 1er janvier.

Journaliste • Grégoire Lory

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