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Glissement de terrain à Niscemi : l'Italie demande le soutien de Bruxelles

Glissement de terrain à Niscemi, Caltanissetta, 27 janvier 2026
Glissement de terrain à Niscemi, Caltanissetta, 27 janvier 2026 Tous droits réservés  Alberto Lo Bianco/LaPresse
Tous droits réservés Alberto Lo Bianco/LaPresse
Par Isidoro Patalano
Publié le Mis à jour
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Un important glissement de terrain en Sicile a contraint des centaines d'habitants à évacuer. Le gouvernement italien a demandé à l'UE une aide économique pour la reconstruction des zones touchées. Les opposants demandent d'utiliser une partie des fonds destinés au pont sur le détroit de Messine.

L'inquiétude grandit à Niscemi, ville sicilienne de 25 000 habitants, où de nouveaux glissements de terrain sont à craindre, après l'effondrement d'un gigantesque tronçon de colline.

En cause : la saturation des sols, gorgés d’eau après plusieurs jours de pluies intenses liées au passage du cyclone Harry, qui a balayé l’est de la Sicile la semaine dernière.

Face au risque, les équipes de la protection civile ont instauré un périmètre de sécurité de 150 mètres autour des zones menacées. Plus de 1 500 personnes ont déjà été contraintes d'évacuer. Ce chiffre qui pourrait encore augmenter dans les prochains jours.

"Un glissement de terrain de 350 millions de mètres cubes contre 263 lors de la catastrophe de 1963, soit près d'une fois et demie la quantité de montagne tombée à l'époque", a déclaré le chef de la protection civile Fabio Ciciliano.

Affrontements politiques internes

Le gouvernement envisage l’ouverture d’une enquête administrative pour déterminer d’éventuelles responsabilités. Le ministre de la Protection civile et des Politiques maritimes, Nello Musumeci, attribue le glissement de terrain à des manquements des autorités locales, évoquant des "omissions remontant à 1997", date d’un précédent événement comparable.

"Aujourd'hui, je signe un décret pour mettre en place une commission d'étude, afin de comprendre administrativement ce qui s'est passé après 1997", a déclaré le ministre vendredi. "La construction a continué, cela veut dire que les autorités locales n'ont pas pris en compte ou ont sous-estimé le problème, qui était aussi dramatique".

L'opposition demande quant à elle la démission du ministre, qui a été président de la Sicile de 2017 à 2022.

"Musumeci avait les cartes sur la table et n'a rien fait, il devrait démissionner", estime l'Alliance des Verts et de la gauche

Le ministre de la défense, Guido Crosetto, a annoncé le "soutien total de l'armée, qui s'est engagée à rétablir la viabilité, les carabiniers garantissant la sécurité et contrant le risque de pillage, aidant les familles à récupérer leurs biens en toute sécurité".

Parallèlement, le ministre Nello Musumeci a annoncé que le gouvernement allait suspendre les paiements des hypothèques et des impôts pour les familles et les entreprises de la zone touchée par le glissement de terrain.

L'Union européenne prête à financer la restauration des zones sinistrées

Entre-temps, les discussions sur la reconstruction ont commencé, avec des points d'interrogation sur le plan financier.

Le ministre des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a annoncé que l 'Italie avait l'intention de "demander l'aide du Fonds de solidarité européen" pour la Sicile, mais aussi pour la Calabre et la Sardaigne, deux autres régions touchées par le cyclone.

Le vice-président de la Commission européenne , Raffaele Fitto, a confirmé l'engagement de Bruxelles à soutenir les régions italiennes confrontées à l'urgence.

L'Italie avait déjà fait appel au fonds par le passé pour les inondations de 2023 en Émilie-Romagne et le tremblement de terre de 2016-2017 dans le centre de l'Italie.

Réutilisation d'une partie des fondsalloué au pont du détroit de Messine

Sur le plan intérieur, cependant, la confrontation politique est vive. Les oppositions et la région de Sicile avancent l'idée de détourner une partie des ressources économiques destinées au projet de pont sur le détroit de Messine pour la période post-catastrophe.

"Ce sont des arguments de café", a coupé Nello Musumeci, défendant la séparation claire entre les fonds destinés aux grandes infrastructures et ceux destinés à la reconstruction.

Des arguments soutenus par le ministre des Transports Matteo Salvini, qui ferme la porte à la possibilité d'un détournement des fonds. "On ne peut pas toucher à ceux-là, nous en trouverons d'autres", a-t-il déclaré. "Le pont est nécessaire pour les Siciliens. En effet, avec le pont, en cas de catastrophe, les sauveteurs pourraient intervenir plus rapidement."

Le FSUE apporte un soutien financier aux États membres touchés par des catastrophes naturelles majeures et des urgences sanitaires.

Les ressources affectées complètent les dépenses engagées par le pays concerné pour faire face à la situation d'urgence et peuvent être utilisées pour diverses interventions, tant pour restaurer les lieux que pour aider les personnes.

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