Musique en ligne : la Commission européenne accuse Apple "d'abus de position dominante"

Les applications proposées par Apple, Spotify, Amazon, Pandora et Google pour écouter de la musique sur iPhone, le 28 janvier 2018
Les applications proposées par Apple, Spotify, Amazon, Pandora et Google pour écouter de la musique sur iPhone, le 28 janvier 2018 Tous droits réservés Jenny Kane/AP
Par Euronews
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L'institution estime que le géant américain Apple a "faussé la concurrence" sur le marché de la musique en ligne, en "abusant de sa position dominante" pour évincer ses rivaux.

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Apple est à nouveau dans la ligne de mire de la Commission européenne. L'institution accuse l'entreprise américaine d'abus de position dominante sur le marché de la musique en ligne à travers l’imposition d’un droit 30% sur les abonnements pour les clients qui passent par la plateforme à la pomme.

La société de musique en ligne Spotify est à l'origine de la plainte mais cette affaire dépasse le cadre des deux entreprises. "Les conditions d'Apple touchent tous les fournisseurs de musique qui concurrencent Apple en particulier les plus petits comme Deezer ou Soundcloud", explique la vice-présidente de la Commission européenne Margrethe Vestager. Elle précise que ces règles entrainent une augmentation des prix pour les concurrents et donc une baisse de leurs marges. Pour la responsable danoise cette situation diminue aussi "l’attractivité (de la concurrence) sur la plateforme d'Apple".

L'entreprise américaine rejette les accusations et répond d'ailleurs qu'elle a fortement participé au développement de Spotify. Dans un communiqué Appel estime "qu'une fois encore ils veulent tous les avantages de l'App Store mais ils ne pensent pas qu'ils doivent payer quoi que ce soit pour ça. Les arguments de la Commission sont contraires à une concurrence équitable".

De son côté Spotify parle d’un grand jour. Sur Twitter le patron de l'entreprise suédoise juge "être plus proche d'une concurrence équitable qui est nécessaire pour l'ensemble de l'écosystème des développeurs européens".

La Commission a déjà condamné il y a quatre ans Apple à une amende de 14 milliards d'euros pour des avantages fiscaux illégaux en Irlande. L'entreprise risque une nouvelle sanction et l'obligation de changer ses règles d'utilisation.

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