La médiatrice de l’UE accuse la Commission européenne d'un manque de transparence

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Tous droits réservés JOHN THYS/AFP
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Par Shona MurrayEuronews
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Emily O’Reilly estime que l’institution a fait preuve de "mauvaise administration" en refusant de transmettre les textos que la présidente de la Commission a échangé avec le patron de Pfizer lors des négociations d'achat de vaccins.

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La médiatrice européenne accuse la Commission européenne de "mauvaise administration" et d'un manque de transparence. L'affaire est née à partir de textos échangés entre la présidente de l'institution, Ursula von der Leyen, et le directeur général de l'entreprise pharmaceutique Pfizer, Albert Bourlan, dans le cadre des négociations d'achats de vaccins contre le covid-19

Un journaliste a demandé à avoir accès à ces messages. La Commission a bien transmis des documents mais sans fournir les SMS demandés car elle estime que ces échanges ne relèvent pas d'un format pertinent. "Les règles de la Commission, autant que je sache, ne disent pas qu'il faut conserver tel ou tel type de moyen de communication", elles soulignent qu’il faut conserver ceux qui sont liés aux politiques de la Commission, insiste Eric Mamer, porte-parole de l’institution. Cela "ne veut pas absolument dire que chaque sms, whatapp, etc qui est envoyé doit être conservé", poursuit-il.

L'enquête de la médiatrice souligne que la Commission n'a pas demandé aux membres du cabinet de la présidente de rechercher explicitement ces textos. Pour l'eurodéputée Sophie In't Veld, la position de l'institution n'est pas en ligne avec l'esprit de transparence requis. 

"Vous n'avez pas besoin d'être un avocat pour vous rendre compte que c'est une interprétation inadaptée, cela ne correspond pas aux règles", s’emporte la libérale néerlandaise. "Cela relève de l'obligation des traités, de l'obligation démocratique de transparence", insiste-t-elle.

Le porte-parole de la Commission assure que l'institution apportera sa réponse en temps et en heure avant la fin du mois d'avril.

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