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Malgré huit heures de négociation, pas de compromis entre la Serbie et le Kosovo

Le président serbe, le chef de la diplomatie européenne, le représentant spécial de l'UE pour le dialogue et le Premier ministre kosovar (de gauche à droite)
Le président serbe, le chef de la diplomatie européenne, le représentant spécial de l'UE pour le dialogue et le Premier ministre kosovar (de gauche à droite) Tous droits réservés European Union
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Par Efi Koutsokosta
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Réunis à Bruxelles en urgence, les responsables serbes et kosovars ne sont pas parvenus à s'entendre pour apaiser les tensions liées aux difficultés sur les plaques d'immatriculation des serbes du Kosovo.

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Pas d'accord entre la Serbie et le Kosovo pour mettre fin à la dispute sur les plaques d'immatriculation. Les dirigeants serbe et kosovar étaient lundi à Bruxelles pour une réunion d'urgence organisée sous l'égide de l'Union européenne.

Mais après huit heures de négociation, la proposition des 27 n'a pas permis de déboucher sur un compromis. Le chef de la diplomatie européenne craint désormais une montée de violence. Josep Borrell appelle donc les dirigeants à la responsabilité.

"Je dois dire que nous avons présenté une proposition qui aurait pu éviter cette situation risquée, que le président (serbe Aleksandar) Vucic a acceptée aujourd'hui, mais que malheureusement le Premier ministre (kosovar Albin) Kurti n'a pas acceptée", explique Josep Borrell.

Ces pourparlers avaient pour but de trouver un compromis avant l'expiration du délai fixé au 22 novembre. Pristina compte imposer des amendes si la minorité serbe refuse de changer les plaques d'immatriculation antérieures à 1999, quand le Kosovo appartenait encore à la Serbie.

Le Premier ministre kosovar souligne que sa décision est la conséquence de l'abandon des efforts par le chef de la diplomatie européenne de parvenir à un accord général avec la Serbie sur la normalisation des relations entre les deux pays.

"Josep Borrell a renoncé à la proposition de l'UE de normaliser les relations entre le Kosovo et la Serbie", déplore Albin Kurti.

Les tensions progressent dans la région. Des centaines de policiers, de juges et de fonctionnaires issus de la minorité serbe du Kosovo ont quitté au début du mois leur poste après la décision du gouvernement kosovar de réenregistrer les plaques d'immatriculation des Serbes du pays.

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