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Six jeunes portugais poursuivent 32 pays européens pour inaction climatique

Les plaignants présents à Strasbourg devant la Cour européenne des droits de l'homme
Les plaignants présents à Strasbourg devant la Cour européenne des droits de l'homme Tous droits réservés Jean-Francois Badias/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Jean-Francois Badias/Copyright 2023 The AP. All rights reserved
Par Isabel Marques da Silva
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Les six plaignants étaient présents, mercredi, à Strasbourg pour défendre leur cause devant la Cour européenne des droits de l'homme, après les incendies en 2017 au Portugal qui ont entrainé le décès de plus de 100 personnes.

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Ils sont six, âgés de 11 à 24 ans, venus mercredi à Strasbourg pour défendre leur cause devant la Cour européenne des droits de l'homme. Ces quatre filles et deux garçons ont fait le voyage depuis le Portugal pour poursuivre 32 pays européens : les 27 membres de l'UE plus la Norvège, le Royaume-Uni, la Suisse, la Russie et la Turquie. 

Ces jeunes plaignants accusent ces gouvernements de ne pas s'attaquer à la crise climatique.

Le projet de cette procédure est né en 2017 après des incendies au Portugal qui ont coûté la vie à plus d'une centaine de personnes, l'affaire a finalement été portée il y a deux ans devant la justice. Les plaignants disent toujours subir quotidiennement les conséquences de l'inaction climatique et craignent pour leur avenir.

"Les incendies sont très proches de l'endroit où je vis. Les incendies ont déjà mis ma vie en danger, celle de mes sœurs, des journées d'école perdues à cause d'une de mes petites maladies respiratoires", explique Martim Duarte Agostinho, du haut de ses 20 ans.

Ces jeunes portugais peuvent compter sur le soutien d’ONG de défense de l’environnement.

"Nous parlons du droit à la vie privée, à la vie de famille. Et aussi parce qu'ils sont jeunes, leur avenir est en jeu et ils subissent les effets néfastes du climat pendant une période beaucoup plus longue. C'est pourquoi nous soutenons le fait qu'ils font l'objet d'une discrimination", souligne Gearóid Ó Cuinn, directeur de Global Legal Action Network.

"La Cour nous a également demandé de traiter les questions de traitement inhumain et dégradant en raison de l'angoisse mentale et du traumatisme que la crise climatique crée chez eux", ajoute-t-il.

Les avocats des plaignants s'attendent à une issue positive qui reviendrait à un traité régional, juridiquement contraignant obligeant les 32 pays défendeurs à accélérer rapidement leur action en faveur du climat.

Les jeunes portugais peuvent compter sur le soutien de la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe.

"Je pense que le moment est venu de passer de la parole aux actes. Car nous savons qu'il y a de nombreuses résolutions, de nombreuses conventions, de belles paroles sur le papier, mais l'action manque", insiste Dunja Mijatovic.

Pour leur part, les gouvernements considèrent que l'affaire ne dispose pas de preuves à l'appui des revendications qui sont spéculatives sur l'avenir. Ils ajoutent que les plaignants ne sont pas plus en danger que le reste de la population portugaise, et que les autorités sont déjà en train de mettre en œuvre leurs engagements d'atténuation dans le cadre de l'Accord de Paris.

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