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La Colombie demande à l'UE de prendre plus de mesures pour réduire la demande de cocaïne

Un scanner mobile de conteneurs scanne l'intérieur d'un conteneur de fret dans le port d'Anvers, le mercredi 17 août 2022.
Un scanner mobile de conteneurs scanne l'intérieur d'un conteneur de fret dans le port d'Anvers, le mercredi 17 août 2022. Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2022 The AP. All rights reserved
Tous droits réservés Virginia Mayo/Copyright 2022 The AP. All rights reserved
Par Christopher PitchersYolaine de Kerchove (traduction)
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Le ministre colombien de la Défense n'a pas mâché ses mots lorsqu'il a déclaré que l'Europe devait en faire davantage pour réduire la demande de cocaïne.

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"Nous faisons notre part, à vous de faire la vôtre", tel est le message adressé par le ministre colombien de la Défense à l'Union européenne dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue.

Iván Velásquez Gómez était à Bruxelles vendredi pour s'entretenir avec la commissaire européenne chargée des Affaires intérieures, Ylva Johansson, au sujet du renforcement de la coopération dans la lutte contre la criminalité organisée.

Le ministre de la Défense n'a pas mâché ses mots lorsqu'il a déclaré que l'Europe devait faire davantage pour réduire la demande de cocaïne.

"Ce que nous faisons, c'est travailler pour éviter que la cocaïne ne vous parvienne ici, sur votre continent [l'Europe], mais en même temps, nous aimerions aussi que des mesures soient prises pour que, puisque nous essayons de contrôler l'offre, les pays consommateurs essaient de contrôler et de réduire la demande", a déclaré  Iván Velásquez Gómez, ministre colombien de la Défense.

L'une des principales préoccupations des gouvernements européens est l'augmentation de la violence liée au trafic de drogue.

L'année dernière, plusieurs affaires ont défrayé la chronique, notamment la mort d'une fillette de 11 ans lors d'une fusillade liée au trafic de stupéfiants.

Vendredi, Bruxelles et Bogota se sont engagés à intensifier le partage d'informations et la communication dans le cadre d'un effort global de lutte contre la criminalité organisée.

Mais alors que la violence liée à la criminalité liée à la drogue augmente en Europe, une nouvelle menace émerge : le fentanyl.

Cet opioïde synthétique, dont la puissance est estimée à 50 fois celle de l'héroïne, est considéré par l'Union européenne comme un produit à haut risque.

Selon le commissaire chargé des Affaires intérieures, l'Union européenne se prépare d'ores et déjà à l'augmentation et à la diffusion du fentanyl.

"Ce dont les Etats membres ont besoin pour pouvoir s'attaquer au fentanyl et faire de la prévention, c'est d'informer plus ou moins en temps réel sur l'évolution de la situation. C'est la tâche qui nous incombe désormais avec le nouveau mandat de l'Agence européenne des drogues et nous avons également doublé les ressources de l'Agence européenne des drogues", explique Ylva Johansson, commissaire européenne aux Affaires intérieures.

Les dernières données de 2021 montrent qu'il y a eu 137 décès dans l'UE liés à la consommation de fentanyl, mais la commissaire aux Affaires intérieures s'attend à ce que ce chiffre augmente au cours des prochaines années.

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