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Les travailleurs roumains protestent contre un "marché du travail hostile" et réclament une baisse de la fiscalité

Des syndicalistes de tout le pays participent à une manifestation devant le siège du gouvernement à Bucarest, le 13 mai 2024.
Des syndicalistes de tout le pays participent à une manifestation devant le siège du gouvernement à Bucarest, le 13 mai 2024. Tous droits réservés Vadim Ghirda/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.
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Par Jean-Philippe LiabotEuronews avec EBU
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Cet article a été initialement publié en anglais

Seuls 69 % des Roumains âgés de 20 à 64 ans ont un emploi, ce qui signifie que près d'un tiers de la population est sans emploi.

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Le syndicat national roumain (BNS) a organisé une manifestation devant le bâtiment du Parlement pour réclamer une réduction de la fiscalité sur les salaires.

Environ 3 000 membres du syndicat y ont participé, en colère contre ce qu'ils appellent un "marché du travail hostile" et accusant l'élite politique de privilégier le capital.

Cette situation a conduit quelque cinq millions de Roumains à émigrer en quête de meilleurs salaires à l'étranger depuis la fin des années 80. 

"Nous sommes submergés par les impôts et les taxes, ils doivent être réduits, en particulier les taxes sur le travail. De cette façon, nous pourrions augmenter notre niveau de vie et nous ne serions pas obligés d'aller à l'étranger", s'est plaint un des participants. 

Les manifestants affirment que près de 43 % de leur revenu brut est versé à l'État, alors que la moyenne européenne est de 38,6 %.

Des syndicalistes protestent à Bucarest devant le Parlement le 13 mai 2024
Des syndicalistes protestent à Bucarest devant le Parlement le 13 mai 2024Vadim Ghirda/Copyright 2024 The AP. All rights reserved.

Selon les données d'Eurostat, les bas salaires et la fiscalité élevée ont fait que la Roumanie a enregistré le troisième taux d'emploi le plus bas de l'UE en 2023, après l'Italie et la Grèce.

Seuls 69 % des Roumains âgés de 20 à 64 ans ont un emploi, ce qui signifie que près d'un tiers de la population ne travaille pas.

En 2023, la Roumanie comptait une population active de 7,7 millions de personnes, mais seulement 5,6 millions payaient des cotisations. 2,1 millions de personnes employées ne payaient donc pas de cotisations, même si, dans certains cas, elles recevaient des prestations.

Kontas Management, une société de services comptables basée à Bucarest, indique que le taux de base de l'impôt sur le revenu est fixé à 10 %, mais que les cotisations salariales obligatoires au fonds social, à l'assurance maladie, aux allocations de chômage et au budget de l'État font grimper le pourcentage du salaire brut prélevé par l'État à un niveau bien plus élevé.

Enfin, toujours selon les syndicats, les récentes promesses d'augmentation des salaires par le pouvoir à quelques mois d'un scrutin présidentiel sont un leurre, alors que la dette publique de la Roumanie dépasse les 50% du PIB.

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