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L'UE contourne la Hongrie pour envoyer 1,4 milliard d'euros d'aide militaire et civile à l'Ukraine

L'Ukraine exhorte ses alliés occidentaux à intensifier leurs livraisons d'armes et de munitions
L'Ukraine exhorte ses alliés occidentaux à intensifier leurs livraisons d'armes et de munitions Tous droits réservés Oleg Petrasiuk/Press service of 24 Mechanised brigade
Tous droits réservés Oleg Petrasiuk/Press service of 24 Mechanised brigade
Par Jorge Liboreiro
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

Les alliés occidentaux ont promis de fournir à Kyiv les revenus extraordinaires générés par les actifs russes immobilisés en Europe.

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L'Union européenne enverra bientôt 1,4 milliard d'euros d'aide militaire et industrielle à l'Ukraine. Les 27 ministres des Affaires étrangères ont conclu lundi un accord qui contourne la Hongrie qui fait obstruction au soutien militaire destiné à Kyiv.

L'argent proviendra des 210 milliards d'euros d'actifs de la banque centrale russe que l'Union européenne a immobilisés dans le cadre de son régime de sanctions contre Moscou. Malgré cette immobilisation, ces produits bancaires continuent de générer des revenus que Moscou ne reçoit pas.

Les États membres se sont mis d'accord en mars pour percevoir ces montants et les verser directement dans les caisses ukrainiennes : 90 % pour l'équipement militaire et 10 % pour les projets de reconstruction.

Le montant de 1,4 milliard d'euros est la première tranche des 2,5 milliards d'euros que l’Union espère percevoir à court terme.

Veiller à ce que l'aide parvienne au gouvernement ukrainien est devenu une priorité. Kyiv cherche à contenir une nouvelle offensive des troupes russes dans l'est du pays et plaide auprès de ses alliés occidentaux pour qu'ils l'aident à reconstituer les stocks de son armée.

Josep Borrell, chef de la diplomatie de l'Union européenne, a présenté lundi une proposition visant à débloquer les 1,4 milliard d'euros et à les soustraire aux vetos nationaux.

"Nous devons fournir à l'Ukraine davantage de moyens de défense aérienne, de munitions et de soutien au développement de ses propres capacités industrielles", a expliqué Josep Borrell à l'issue de la réunion ministérielle, en rappelant les trois objectifs de l'enveloppe financière.

Vladimir "Poutine poursuit ses attaques, en ciblant principalement l'infrastructure énergétique. Il est clair que Poutine veut prouver que l'Ukraine est vulnérable et que nous devons prouver que nous soutiendrons l'Ukraine", a-t-il ajouté.

Il est difficile pour le moment de savoir comment les 27 ont réussi à contourner le veto de la Hongrie, car toutes les décisions de politique étrangère au sein de l'UE sont prises à l'unanimité.

"Nous comprenons que, juridiquement, puisqu'un État membre n'a pas participé à la décision d'utiliser ces actifs (immobilisés), il n'a pas le droit de participer à la prise de décision sur les objectifs à atteindre", a précisé Josep Borrell.

"Le travail va maintenant s'accélérer sans ce blocage".

Plus tôt dans la journée, le ministre hongrois des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, avait évoqué : "de nouveaux milliards pour l'Ukraine. Cette fois-ci, en bousculant les règles européennes et en laissant de côté la Hongrie".

Les ministres n'ont toutefois pas réussi à sortir de l'impasse dans laquelle se trouve depuis un an la Facilité européenne pour la paix, l'outil utilisé par l'UE pour rembourser partiellement les livraisons d'armes et de munitions que les États membres envoient à Kyiv.

En raison du veto persistant de la Hongrie, ce dispositif a accumulé un arriéré de 6,6 milliards d'euros. Cette question devrait être examinée par les dirigeants de l'UE lorsqu'ils se réuniront cette semaine à Bruxelles pour un sommet.

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