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Les libéraux et l'extrême droite se disputent la troisième place au Parlement européen

Le président français Emmanuel Macron (à gauche) accueilli par la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors du sommet des dirigeants du G7
Le président français Emmanuel Macron (à gauche) accueilli par la Première ministre italienne Giorgia Meloni lors du sommet des dirigeants du G7 Tous droits réservés Luca Bruno/Copyright 2024 The AP. All rights reserved
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Par Mared Gwyn Jonesvideo by Vincenzo Genovese
Publié le Mis à jour
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Cet article a été initialement publié en anglais

Après les élections, les deux groupes rivaux sont au coude à coude pour devenir la troisième force de l'hémicycle.

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MISE A JOUR : vendredi, le Renew Europe a vu sa taille fondre encore, après le départ des eurodéputés tchèques de l'ANO. Ce changement n'est pas pris en compte dans cet article d'hier.

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C’est la bataille pour la troisième place du Parlement européen. La course se fait entre le groupe politique libéral du président français, Renew Europe, et la droite radicale des Conservateurs et réformistes européens (CRE) de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni.

CRE a accueilli hier six nouveaux membres de l'Alliance nationaliste pour l'union des Roumains (AUR). Ce ralliement porte à 83 le nombre d’eurodéputés dans le groupe d’extrême droite qui s’empare de la dernière marche du podium de l'hémicycle devant les libéraux.

Mais depuis jeudi, Renew Europe compte un nouveau parlementaire issu du parti belge francophone : Les Engagés. Avec 81 élus, le groupe réduit l’écart avec CRE. La présidente de la formation libérale, Valérie Hayer, ajoute que le groupe commençait tout juste à accepter de nouveaux membres.

Sandro Gozi, qui faisait partie du trio de tête des candidats de Renew Europe aux élections européennes, précise que le "marathon" pour la troisième place venait de commencer.

"Le fait est que nous voulons gagner la course aux valeurs, aux idées et aux questions politiques", explique l’eurodéputé.

Renew espérait devancer CRE dans les prochains jours avec l’arrivée du parti fédéraliste européen Volt. Mais cette décision sera soumise au vote des membres de la formation qui, selon les premières indications, pourraient opter pour le groupe des Verts.

Cette course européenne se déroule alors que le président français et son parti centriste Renaissance se préparent à des élections législatives anticipées difficiles en France. Le parti d’extrême droite Rassemblement national (RN) a obtenu environ 31 % des voix lors des élections européennes de juin, soit deux fois plus que la formation présidentielle.

La bataille de Paris contre l’extrême droite s’est ressentie lors du G7 en Italie. La tension était palpable entre Giorgia Meloni et Emmanuel Macron à propos d'un communiqué sur le droit à l'avortement. Frères d'Italie, le parti de la Première ministre, a remporté une solide victoire lors du scrutin européen, ce qui conforte la voix de la dirigeante italienne.

Les centristes estiment que CRE ne devrait pas avoir son mot à dire

Selon un fonctionnaire de l'UE, Giorgia Meloni a exprimé son exaspération lors de la réunion des dirigeants de l'Union qui s'est tenue lundi à Bruxelles. La Première ministre italienne et le Premier ministre tchèque Petr Fiala, tous deux membres de CRE, n'ont pas participé aux négociations sur les postes clés des institutions, contrairement à leurs homologues du groupe Renew.

Ces mandats sont traditionnellement attribués aux candidats représentant les principaux groupes politiques après les élections européennes.

Sandro Gozi assure que les Conservateurs et réformistes ne seraient pas inclus dans les négociations, car le groupe ne fait pas partie de l'alliance pro-européenne.

"Je pense que la distribution des postes de direction est basée sur l'alliance politique... qui est en train de se former entre le PPE, les socialistes et Renew", insiste Sandro Gozi. "Les postes de direction seront attribués en fonction de cette alliance et non en fonction d'autres groupes qui n'en font pas partie".

Le Premier ministre hongrois conteste également le déroulé des discussions entre les trois partis centristes. A l’issue de la réunion, Viktor Orbán a expliqué que "la volonté du peuple européen a été ignorée aujourd'hui à Bruxelles".

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"Il ne faut pas être naïf, ils continueront à soutenir l'immigration et à envoyer encore plus d'argent et d'armes dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine".

Par le passé, les alliés de Viktor Orbán ont laissé entendre qu'ils pourraient rejoindre CRE pour tenter d'exercer plus de pouvoir au sein du Parlement européen. Mais cette perspective semble désormais aux oubliettes après l’arrivée du parti roumain AUR.

Le Fidesz du Premier ministre hongrois a longtemps prévenu qu'il ne pourrait pas s'asseoir avec AUR qui a historiquement critiqué le mouvement d'autonomie hongrois Székely en Transylvanie.

Le chef du groupe parlementaire du Fidesz, Máté Kocsis, rappelle dans un communiqué mercredi que le parti ne partagerait "jamais un groupe" avec AUR, "connu pour ses positions anti-hongroises extrêmes".

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"Ce n'est pas négociable !" résume Máté Kocsis qui ferme ainsi la porte à un éventuel regroupement de l'extrême droite qui réunirait les 22 députés européens de Giorgia Meloni et les 11 parlementaires de Viktor Orbán.

Alors que de nouveaux membres pourraient dans les prochains jours gonfler les rangs de Renew, le groupe est confronté à un choix difficile concernant l'éventuelle expulsion du Parti populaire néerlandais pour la liberté et la démocratie (VVD).

Valérie Hayer a promis que la décision du VVD d'entrer dans un gouvernement de coalition avec le Parti pour la liberté (PVV) d'extrême droite de Geert Wilders aux Pays-Bas aurait des conséquences, un vote sur une éventuelle expulsion de la formation néerlandaise était initialement prévu au lendemain des élections européennes.

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