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Groenland : "Ce n'est pas du tout la fin de l'Otan"

Andris Spruds, ministre letton de la Défense, en réunion à Washington avec Pete Hegseth, chef du Pentagone, et ses homologues d'Estonie et de Lituanie, le 25 juillet 2025
Le ministre letton de la Défense Andris Spruds, à Washington avec le ministre américain de la Défense Pete Hegseth et ses homologues estonien et lituanien, le 25 juillet 2025 Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Alice Tidey
Publié le
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Dans un entretien à Europe Today, l'émission phare d'Euronews, le ministre letton de la Défense Andris Sprūds a balayé les craintes d'une crise de l'OTAN au Groenland, disant ne pas "dramatiser outre mesure".

"Ce n’est pas du tout la fin" de l'OTAN a affirmé ce vendredi le ministre letton de la Défense, Andris Sprūds, après les menaces américaines d’avoir recours à la force militaire pour annexer le Groenland.

Dans l’émission matinale Europe Today d’Euronews, Andris Sprūds a appelé à ne pas dramatiser la situation, en soulignant que l’OTAN (dont les États-Unis et le Danemark sont membres) gère depuis longtemps des désaccords internes sans remettre en cause la défense collective.

"Nous sommes en train de discuter, en particulier du dialogue entre les États-Unis et le Danemark. Nous voyons aussi qu’au sein de l’OTAN, il arrive qu’il y ait des discussions entre pays", a-t-il déclaré, en citant les précédentes tensions entre la Grèce et la Turquie.

"Chacun comprend l’importance de la défense collective. Chacun comprend l’importance de l’OTAN en tant qu’alliance forte, et cela est mutuellement bénéfique pour les deux, pour les États-Unis comme pour l’Europe", a-t-il ajouté.

Mais les discussions entre les États-Unis, le Danemark et le Groenland, plus tôt cette semaine, se sont conclues avec le ministre danois des Affaires étrangères déclarant aux journalistes que le président Donald Trump reste déterminé à "conquérir" ce territoire danois semi-autonome.

La Maison Blanche estime que le contrôle américain de l’île est nécessaire, invoquant des préoccupations de sécurité nationale liées à l’ensemble de l’Arctique. L’administration a indiqué jeudi que son objectif d’en prendre possession restait inchangé.

Andris Sprūds a également indiqué à Euronews que la Lettonie est prête à rejoindre d’autres pays européens, notamment la France, l’Allemagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et le Royaume-Uni, pour envoyer des troupes au Groenland dans le cadre de l’exercice Arctic Endurance si cela lui est demandé.

"La sécurité collective dans le Grand Nord est très importante", a-t-il dit, rappelant qu'"il est bien sûr important de rappeler une fois encore que le Groenland fait partie intégrante du Royaume du Danemark."

La Commission européenne a confirmé jeudi à Euronews que le Danemark pourrait invoquer la clause d’assistance mutuelle de l’UE en cas d’attaque armée contre le Groenland.

Par ailleurs, Andris Sprūds s’est refusé à dire si l’UE devrait nommer un envoyé pour les pourparlers de paix sur l’Ukraine afin de garantir que les préoccupations et les intérêts du bloc soient respectés, mais il a déclaré à Euronews que "faire monter l’Europe en puissance est un objectif crucial et prioritaire pour les Européens"».

"L’Europe montre sa volonté et sa capacité à participer au processus de paix. En même temps, réalisons à quoi nous avons affaire. Nous devons donc toujours parler, négocier et agir à partir de positions de force", a-t-il dit.

"Oui, nous pouvons engager certaines activités diplomatiques, mais il doit y avoir des limites à ce que nous pouvons faire. Et bien sûr, la force est absolument le point de départ de nos négociations avec la Russie", a conclu le ministre.

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