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Mort de Quentin Deranque : Sébastien Lecornu met en garde contre la "réthorique de la confrontation"

Le Premier ministre français Sébastien Lecornu à la tribune de l'Assemblée nationale à Paris, le 16 octobre 2025.
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu à la tribune de l'Assemblée nationale à Paris, le 16 octobre 2025. Tous droits réservés  (AP Photo/Thibault Camus)
Tous droits réservés (AP Photo/Thibault Camus)
Par Euronews & agences
Publié le
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Les questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, mardi 17 février, ont donné lieu à plusieurs échanges entre les députés et le gouvernement sur la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque.

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a mis en garde contre "la rhétorique de la confrontation" mardi 17 février, alors que l'enquête pour "homicide volontaire" poursuit son cours trois jours après la mort, samedi à Lyon, du militant d'extrême droite Quentin Deranque.

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"Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n’est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences", a tenu à déclarer Mathilde Panot. La présidente du groupe parlementaire de La France insoumise (LFI) a affirmé ne pas avoir entendu de réactions du gouvernement après la mort, en mars 2022 à Paris, de l'ancien international de rugby argentin Federico Martin Aramburu, pour laquelle deux militants d’extrême droite seront jugés pour "assassinat".

"Ce que vous venez de faire est absolument ignoble et abject", a réagi Sébastien Lecornu. "On peut avoir des divergences politiques, mais, lorsqu’on est un humaniste, on n’oppose pas un mort à un autre mort, un assassinat à un autre assassinat. Il n’y a pas une violence acceptable dans un sens et inacceptable dans l’autre. Le refus de la violence, c’est pour tout le monde", a-t-il affirmé, avant d’appeler LFI à "faire le ménage" dans ses "idées" et dans ses "rangs".

Hommage au Sénat mercredi

"La Jeune Garde tue, et La France insoumise devrait le condamner", a déclaré, de son côté, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. "Personne ne devrait mourir à 23 ans. Personne ne devrait mourir pour ses idées. En notre nom à tous, j’adresse nos pensées à sa famille et à ses proches endeuillés", avait déclaré plus tôt la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avant la minute de silence unanimement respectée par les députés, debout dans l’hémicycle.

"La première des évidences dans une démocratie, c’est le refus de la violence physique. Il revient à chacun de nous d’être les garants de la dignité du débat public et d’appeler au calme, dans l’intérêt de notre nation. Assumons collectivement cette responsabilité dans les mois qui viennent", a ajouté la présidente de l’Assemblée nationale.

De son côté, Sébastien Lecornu a dénoncé la "rhétorique de la confrontation"."On ne peut pas avoir la rhétorique de la confrontation en permanence et ne pas voir que ce qui se passe parfois dans cet hémicycle peut infuser dans l’ensemble de la société", a déclaré le Premier ministre, en appelant les dirigeants politiques à la "responsabilité".

Sébastien Lecornu a également demandé que "la vérité judiciaire passe", "sans aucune pression sur les enquêteurs et sur l’autorité judiciaire".

La minute de silence à l’Assemblée avait été actée mardi matin par la conférence des présidents de l’Assemblée. Eric Ciotti, chef du groupe UDR (Union des droites pour la République), allié au RN, a expliqué en avoir fait la demande lui-même. Un hommage à Quentin Deranque sera également rendu au Sénat mercredi à 15 heures, selon les services du Sénat.

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