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Mort de Q. Deranque : un deuxième collaborateur du député LFI Raphaël Arnault est en garde à vue

Raphaël Arnault, député La France Insoumise, à l'Assemblée nationale, mardi 9 juillet 2024 à Paris. (AP Photo/Michel Euler)
Raphaël Arnault, député La France Insoumise, à l'Assemblée nationale, mardi 9 juillet 2024 à Paris. (AP Photo/Michel Euler) Tous droits réservés  (AP Photo/Michel Euler)
Tous droits réservés (AP Photo/Michel Euler)
Par Etienne Paponaud & AFP
Publié le Mis à jour
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La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a appelé LFI à exclure le député de son groupe, sur lequel la pression s'accentue.

Parmi onze personnes interpellées à la suite de la mort du militant d’extrême droite Quentin Deranque figure un deuxième collaborateur du député La France Insoumise (LFI) Raphaël Arnault, a annoncé le procureur de la République de Lyon, à Franceinfo, mercredi 18 février, et deux sources proches de l’enquête à l’Agence France Presse (AFP), confirmant une information du Parisien.

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Mardi soir, neuf personnes avaient été arrêtées, dont un autre assistant parlementaire du député "insoumis". La veille, Raphaël Arnault avait annoncé avoir engagé les démarches pour rompre son contrat.

Un ex-stagiaire du député a également été interpellé mardi. Selon l’AFP, ce dernier est soupçonné d’avoir participé directement aux violences. Toujours selon cette source, l'un des collaborateurs palrmentaire est suspecté d’avoir aidé l'ex-stagiaire du député à se soustraire aux forces de l’ordre.

Quentin Deranque, 23 ans, est mort la semaine dernière après son agression par plusieurs personnes cagoulées, en marge d’une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon, où il était venu assurer la sécurité de militantes du collectif identitaire Némésis.

Le député Raphaël Arnault est le fondateur du groupe antifasciste "la Jeune Garde", dissous en juin 2025 et au cœur des suspicions dans l’enquête sur le meurtre de Quentin Deranque.

LFI sur la défensive

Mercredi sur Franceinfo, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a réclamé l'exclusion de Raphaël Arnault de son groupe LFI à l'Assemblée nationale. Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a lui estimé sur Europe 1 et CNews que Raphaël Arnault devraitdémissionner.

En retour, Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a affirmé sur X que le député "insoumis" n’était "absolument pas concerné par l’enquête en cours".

Les attaques viennent aussi de la gauche. L’eurodéputé Raphaël Glucksmann (Place publique) et l’ex-président socialiste François Hollande ont jugé qu’il ne pourrait plus y avoir d’alliance avec LFI.

LFI se retrouve sur la défensive, la cheffe de ses députés Mathilde Panot dénonçant une "instrumentalisation" du meurtre de Quentin Deranque, tout en tentant de prendre ses distances avec le groupe antifasciste.

Les "insoumis" affirment aussi que ces mises en cause engendrent des menaces. À Paris, ce mercredi, le siège national du mouvement a dû être brièvement évacué après une alerte à la bombe. Plusieurs candidats aux prochaines élections municipales se disent pris à partie violemment sur le terrain et en ligne.

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