Des agents de police se sont rendus sur place et l'ensemble des militants et des salariés a été évacué. Ils ont pu retourner dans le bâtiment après "la levée de doute" a précisé le coordinateur de LFI Emmanuel Bompard.
Le siège national de La France insoumise (LFI) à Paris a été brièvement évacué, mercredi 18 février, à la suite d'une "menace à la bombe", a annoncé le coordinateur national du mouvement, Manuel Bompard. "Les services de police sont sur place. L’ensemble des salariés et des militants sont en sécurité", a-t-il écrit dans une publication sur X.
"Les salariés peuvent reprendre leur travail et leurs activités", la "levée de doute a été faite", a précisé Manuel Bompard à la mi-journée à la presse.
Si aucun lien entre les deux événements n'a été établi par les autorités, l'alerte à la bombe intervient dans un climat d'extrême tension après la mort du militant nationaliste Quentin Deranque à Lyon, pour laquelle LFI est pointée du doigt par plusieurs forces politiques et le gouvernement. Plusieurs permanences de LFI ont subi des actes de vandalisme ces derniers jours.
Le coordinateur de LFI Manuel Bompard en a appelé aux "pouvoirs publics" pour "garantir un débat démocratique digne et sain".
Cinq jours après la mort de Quentin Deranque, et au lendemain de l’interpellation de plusieurs suspects, parmi lesquels un assistant parlementaire du député Raphaël Arnault, LFI est dans la tourmente.
"La France insoumise doit faire le ménage dans ses rangs. J’appelle la présidente [du groupe LFI à l’Assemblée] Mathilde Panot à exclure Raphaël Arnault de son groupe, ou tout du moins à l’exclure temporairement pour marquer cette clarification, pour dire non à la violence", a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur Franceinfo.
Jugeant que les Français ont "toutes et tous une responsabilité", elle a appelé à ce qu’il n’y ait "plus jamais un député LFI au sein de l’Assemblée nationale".