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L'Union européenne est-elle prisonnière de sa propre règle de l'unanimité ?

Le président du Conseil européen, Antonio Costa, à droite, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'adressent aux médias à l'issue d'un sommet de l'UE à Bruxelles.
Le président du Conseil européen, Antonio Costa, à droite, et la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'adressent aux médias à l'issue d'un sommet de l'UE à Bruxelles. Tous droits réservés  AP Photo/Geert Vanden Wijngaert
Tous droits réservés AP Photo/Geert Vanden Wijngaert
Par Elisabeth Heinz
Publié le Mis à jour
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Un seul État membre doit-il pouvoir tenir l'ensemble de l'UE sous son emprise ? Et comment l'UE peut-elle remédier à ce piège du veto ? Répondez à notre sondage et participez à la conversation !

Depuis 1966, les États membres de l'Union européenne peuvent utiliser leur droit de veto pour bloquer les décisions du Conseil européen. Et il suffit qu'un seul pays s'y oppose pour bloquer les décisions.

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Actuellement, les gouvernements peuvent exercer un droit de veto sur les décisions concernant les affaires étrangères, l’élargissement et le budget de l’UE, bloquant ainsi celles qui ne répondent pas à leurs intérêts ou qui les desservent.

L'application stratégique de l'unanimité dans la prise de décisions a pris de l'importance après l'invasion de l'Ukraine par la Russie. Selon les experts, les gouvernements utilisent ce pouvoir pour obtenir des concessions de Bruxelles sur des questions d'intérêt national.

Cette situation a donné lieu à des discussions sur la réforme visant à modifier les règles de vote actuelles au sein du Conseil. Mais remplacer l'unanimité par la majorité qualifiée est compliqué, car il faudrait que tous les États membres acceptent de renoncer à leur "pouvoir de veto".

L'UE paralysée ?

Le conflit sur le droit de veto a atteint un point tel que l'UE ne peut plus l'ignorer. Alors que les scénarios géopolitiques s'aggravent, l'unité interne est nécessaire pour éviter les blocages politiques et garantir une prise de décision efficace.

Si l'UE ne trouve pas de solution, elle risque d'être paralysée par sa propre nature.

Le dernier exemple en date est le prêt de 90 milliards d'euros pour l'Ukraine, proposée par la Commission européenne, en janvier. Un prêt qui a été bloqué par la Hongrie, qui accuse l'Ukraine de chantage au sujet de l'oléoduc Droujba.

L'UE peut-elle trouver une solution à l'impasse concernant le droit veto ? Et dans quel délai doit-elle agir pour trouver une alternative ?

Notre sondage est anonyme et ne prend que quelques secondes. Les résultats seront diffusés dans notre programme EU.XL, à travers des vidéos, des articles et des bulletins d'information. Vos réponses contribueront à façonner nos reportages sur la manière dont l'Europe peut s'assurer une place à l'ère de l'intelligence artificielle.

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