Lors de l’émission matinale ‘Europe Today’ d'Euronews, l'eurodéputé de gauche a déclaré que l'UE aurait dû "condamner les crimes de guerre" commis en Iran et a salué l'annonce du cessez-le-feu de deux semaines entre par Washington et Téhéran.
Dans une interview accordée à l'émission phare d'Euronews, l'eurodéputé Marc Botenga (La Gauche, Belgique) a salué le cessez-le-feu de deux semaines conclu entre les États-Unis et l'Iran, suite à l'annonce du président américain Donald Trump quelques heures seulement avant l'expiration de son ultimatum à Téhéran.
Pourtant, Marc Botenga a vivement critiqué la réponse de l'UE à la crise, déclarant à l'émission matinale phare d'Euronews, Europe Today, que la position de l'UE avait été "horrible".
"L'Union européenne n'a rien fait, n'a déployé aucun effort diplomatique pour une crise qui non seulement viole les droits de l'homme et le droit international, mais qui viole également nos intérêts", a-t-il déclaré.
Le cessez-le-feu de deux semaines a été annoncé par Donald Trump sur sa plateforme Truth Social dans la nuit de mardi à mercredi. Le Conseil suprême de sécurité nationale de l'Iran a déclaré qu'il avait accepté cette trêve et qu'il négocierait avec les États-Unis à Islamabad à partir de vendredi.
"Ils (l'UE) auraient dû condamner la guerre. Ils auraient dû condamner les crimes de guerre", a déclaré Marc Botenga, au sujet notamment des bombardements américains sur une école et qui ont coûté la vie à plus d'une centaine de fillettes.
La trêve intervient après que Donald Trump a menacé de faire "disparaître" la civilisation iranienne s'il n'y avait pas d'accord avec l'Iran.
Selon Marc Botenga, l'UE aurait dû condamner la "rhétorique génocidaire" utilisée par le président américain et ne pas identifier les véritables victimes du conflit. "Ils ont parlé de l'Iran attaquant ses voisins plutôt que de l'Iran en tant que victime, nous avons donc mélangé les choses", a-t-il déclaré.
Depuis le début de la guerre, le 28 février, l'Iran lance régulièrement des des missiles et des drones sur les pays voisins.
Alors que Téhéran affirme ne viser que des biens liés aux Etats-Unis et à Israël, les rapports officiels et les reporters d'Euronews sur le terrain ont montré que Téhéran a frappé des cibles civiles dans tout le Golfe, notamment des hôtels et des installations de traitement de l'énergie et de l'eau.
La réponse la plus ferme d'un dirigeant européen aux menaces de Donald Trump est venue du président du Conseil européen, António Costa, qui a averti lundi que frapper des infrastructures civiles, telles que des installations énergétiques, serait "illégal et inacceptable".
Par ailleurs, mardi, un porte-parole de la Commission européenne a exhorté Donald Trump à agir avec "un maximum de retenue".
Dans un message publié sur X après l'annonce, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dsalué ce cessez-le-feu.
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé que le cessez-le-feu n'incluait pas le Liban. Pour Marc Botenga, Israël a procédé à un "nettoyage ethnique du sud du Liban".
"Pourquoi sommes-nous silencieux ? Pourquoi nos hauts fonctionnaires ne condamnent-ils pas cette situation ? Pourquoi ne prenons-nous pas de sanctions ?", a demandé l'eurodéputé.
Au Liban, Israël s'est engagé dans une campagne contre le Hezbollah, soutenu par l'Iran, qui a lancé ce qu'il a déclaré être une campagne de représailles contre Israël après la mort de l'ayatollah iranien Ali Khamenei lors d'un bombardement américano-israélien au premier jour de la guerre.