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Affaire Rachida Dati-GDF Suez : le siège du géant de l'énergie Engie perquisitionné

Rachida Dati, candidate des Républicains (LR), s'adresse à la presse lors de sa campagne pour la mairie de Paris, samedi 28 février 2026.
Rachida Dati, candidate des Républicains (LR), s'adresse à la presse lors de sa campagne pour la mairie de Paris, samedi 28 février 2026. Tous droits réservés  (Photo AP/Aurélie Morissard)
Tous droits réservés (Photo AP/Aurélie Morissard)
Par Etienne Paponaud
Publié le
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L’ex-ministre et candidate malheureuse à la mairie de Paris est soupçonnée de corruption lorsqu'elle était eurodéputée.

Nouveau rebondissement dans l'enquête menée depuis 2010-2011 sur les soupçons de rémunération par GDF Suez (aujourd'hui Engie) de Rachida Dati lorsqu'elle était eurodéputée. Une perquisition a été menée ce jeudi au siège de l'entreprise, indique le Parquet national financier (PNF), confirmant une information du magazine Complément d'Enquête de France Télévisions et le Nouvel Obs.

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Cette perquisition s’inscrit dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en octobre pour "corruption active et passive", "trafic d'influence auprès d'une organisation internationale publique", "abus de bien social et abus de confiance", et "détournement de fonds publics par une personne investie d'un mandat public", précise franceinfo.

Les enquêteurs doivent notamment déterminer si l'ex-ministre de la Culture a été rémunérée par GDF Suez quand elle était élue au Parlement européen. La perquisition de jeudi avait pour objet de rechercher des traces de paiement indirects du géant énergétique au profit de Rachida Dati à cette époque.

Plusieurs perquisitions en décembre

En juin 2025, Complément d'enquête et le Nouvel Obs ont révélé des documents comptables qui laissent apparaître que l'ex-ministre a reçu 299 000 euros d'un cabinet d'avocats d'affaires. GDF Suez avait versé la même somme, en 2010 et 2011.

Alors eurodéputée, Rachida Dati s'était à l'époque exprimée plusieurs fois en faveur du secteur gazier. Des militants écologistes et des ONG avait alors fait part de leurs soupçons quant à une possible influence de GDF Suez sur l'élue, ce qu'elle a toujours nié.

L'entreprise, depuis renommée Engie, a depuis mené un enquête interne. Franceinfo révèle que cette enquête a bien permis de retrouver les traces des paiements. Ce sont ces éléments que les enquêteurs du PNF ont recherché jeudi au siège du groupe.

En décembre dernier, plusieurs perquisitions avait eu lieu au ministère de la Culture, que Rachida Dati dirigeait, à la mairie du 7e arrondissement, qu'elle dirige, et à ses domiciles parisiens.

Procès en septembre dans l'affaire Renault

L’ancienne ministre de la Justice de Nicolas Sarkozy doit être jugée en septembre pour corruption et trafic d’influence dans une affaire en lien avec le constructeur automobile Renault. Sauf report, le procès doit se dérouler du 16 du 28 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris.

Rachida Dati est accusée d’avoir fait illégalement du lobbying au Parlement européen pour le compte de Renault et de son patron d'alors, Carlos Ghosn, lui aussi renvoyé devant le tribunal.

Entre 2009 et 2013, Rachida Dati a reçu de la part de RNBV, la structure néerlandaise chapeautant l'alliance Renault-Nissan, la somme de 900 000 euros sur trois ans au titre d’une convention de rémunération forfaitaire d’avocats. La prévenue soutient n’avoir fait qu’un travail d’avocate tout à fait légal.

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