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Pedro Sánchez défend le dialogue international : "Une Europe ouverte sur le monde"

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à son arrivée au sommet de l’UE à Bruxelles, le 18 juin 2026.
Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, à son arrivée au sommet de l’UE à Bruxelles, le 18 juin 2026. Tous droits réservés  Copyright 2026 The Associated Press. All rights reserved.
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Par Rafael Salido
Publié le
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Le chef du gouvernement espagnol a profité du Conseil européen pour réclamer un cadre financier pluriannuel plus ambitieux. Sánchez a aussi tenu à exprimer sa « solidarité » avec Meloni après que Trump a assuré que l’Italienne le suppliait pour une photo.

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez, a défendu depuis Bruxelles l'importance de progresser vers « une Europe ouverte sur le monde », capable de répondre aux défis mondiaux grâce à une intégration accrue, une autonomie stratégique renforcée et une plus grande capacité financière.

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« L'Europe ne sera pas une puissance géoéconomique si nous n'avons pas le muscle financier pour l'être », a soutenu le dirigeant espagnol, qui a participé jeudi à une réunion du Conseil européen consacrée au futur budget communautaire et à la situation internationale actuelle.

Avec cet avertissement, Sánchez, dont l'avenir à la tête de l'exécutif espagnol est remis en question en raison des multiples scandales de corruption qui l'entourent, a souligné la nécessité pour l'Union européenne de se doter d'un cadre financier pluriannuel plus ambitieux, capable de renforcer la compétitivité du bloc et de soutenir une autonomie stratégique accrue face à un environnement international toujours plus volatil.

Sánchez a insisté aussi sur l'intérêt de renforcer un marché intérieur plus intégré, en supprimant les barrières internes et en harmonisant les règles pour faciliter l'activité économique. À cet égard, il a salué la stratégie européenne de diversification des échanges et l'élargissement des accords commerciaux, comme ceux conclus récemment avec le Mercosur, le Mexique et l'Inde, en ligne avec une politique d'ouverture qui, à ses yeux, ne doit pas conduire à renoncer aux valeurs fondatrices du projet européen.

Le dirigeant socialiste, qui en avril a annoncé 19 accords bilatéraux avec la Chine après avoir été reçu par le président Xi Jinping à Pékin, a par ailleurs défendu la nécessité pour Bruxelles de s'ouvrir au dialogue avec d'autres régions.

Cette position contraste avec celle de plusieurs États membres de l'UE qui, menés par la France, veulent adopter une attitude plus ferme face au géant asiatique, qu'ils accusent d'être à l'origine d'une surproduction qui met sous tension une économie européenne déjà fragilisée.

« L'Europe n'a pas besoin de revenir sur ses valeurs, sur ses principes ; elle a besoin de faire un pas en avant dans son intégration », a affirmé le président du gouvernement, qui a plaidé pour une UE plus forte face à ceux qui prônent une Europe plus réduite et moins influente.

Renforcer l'intégration économique, mais aussi sociale

Dans le même esprit, le président Sánchez, dont le gouvernement a approuvé en avril une mesure exceptionnelle de régularisation migratoire susceptible de permettre à près de 500 000 étrangers de légaliser leur situation en Espagne, a évoqué les changements que l'UE est en train d'adopter dans sa politique migratoire. Tout en reconnaissant qu'« il s'agit d'un débat nécessaire qui a lieu dans toute l'Europe », il a estimé que la mise en place de centres d'accueil dans des pays tiers « n'apportera aucune solution » et ne constitue qu'« un simple trompe-l'œil ».

Sánchez a répété qu'il s'oppose à cette mesure qui, selon lui, envoie en outre un « message erroné » aux pays d'origine et de transit en leur faisant comprendre que la question migratoire « est leur problème ».

Le nouveau règlement de retour de l'Union européenne, adopté début juin, marque un changement significatif dans la politique migratoire de l'UE, puisqu'il permet aux États membres d'établir des centres de retour pour migrants dans des pays situés en dehors du bloc, une mesure inspirée du modèle promu par Giorgia Meloni depuis l'Italie, qui dispose déjà de deux centres en Albanie.

Sánchez soutient Meloni face à Trump après la photo polémique

Sánchez a reconnu qu'il s'agit d'une question vécue avec « intensité » et a rappelé un « débat » qu'il a eu à ce sujet avec la cheffe du gouvernement italien. Mais, loin de raviver la polémique ce vendredi, le président espagnol a voulu saisir l'occasion pour exprimer sa « solidarité » avec Meloni après que le président, Donald Trump, a assuré que l'Italienne lui avait « supplié » de prendre une photo ensemble en marge du récent sommet du G7, qui s'est tenu à Évian, ce qu'il a finalement accepté, a-t-il dit, parce qu'elle lui faisait « peine ».

« J'ai exprimé ma solidarité face à cette attaque, que, franchement, je ne sais même pas comment qualifier », a commenté Sánchez à propos de cet incident, qui a même conduit le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, à annuler un voyage qu'il devait effectuer aux États-Unis la semaine prochaine, estimant que les propos « graves et offensants » de Trump « insultent l'Italie tout entière ».

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