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Hongrie : Péter Magyar annonce l'opération "Feu purificateur"

Péter Magyar au Parlement
Péter Magyar au Parlement Tous droits réservés  AP via MTI
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Par Rita Konya & Bence K.Racz
Publié le
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Le Premier ministre veut libérer la Hongrie de la corruption et de « l’emprise de la mafia » en créant une Agence nationale de récupération et de protection des avoirs.

Dans une intervention avant l’adoption de l’ordre du jour, Péter Magyar a annoncé le lancement de l’opération Tisztítótűz, "Feu purificateur", dont l’objectif, a-t-il expliqué, est de mettre au jour la corruption en Hongrie et de demander des comptes à tous ceux qui ont participé au fonctionnement de type mafieux des seize dernières années. Le Premier ministre a promis 47 modifications législatives afin de garantir le cadre juridique de ce plan d’action.

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Il a déclaré que le groupe Tisza « débarrassera la Hongrie de la mafia économique », en ajoutant que c’est « pour cela qu’il est entré en scène, qu’il a lancé un mouvement politique et qu’il s’est présenté aux élections ». Péter Magyar a souligné qu’il considère cela comme sa principale mission : « Que cela plaise ou non, nous allons libérer notre patrie de la mafia économique et politique », affirmant que c’est précisément pour cela que Tisza a reçu mandat lors du scrutin du 12 avril. Selon lui, la journée d’aujourd’hui pourrait être aussi importante que le jour des élections.

Il a appelé les députés Fidesz-KDNP à choisir leur camp : celui de la mafia ou celui des Hongrois.

Président de la République et juges constitutionnels inquiétés ?

Péter Magyar a une nouvelle fois appelé le président de la République, Tamás Sulyok, à démissionner. Il a indiqué que Tisza allait demander la révocation du chef du gouvernement, et qu’« au lendemain de l’entrée en vigueur de la révision de la Loi fondamentale, le mandat de Tamás Sulyok prendra fin. Point ».

Comme l’a annoncé le chef du gouvernement, il proposera que le président de la Cour constitutionnelle soit désormais élu par les juges constitutionnels eux-mêmes et que la limite d’âge de 70 ans applicable à ces derniers soit rétablie. Ainsi, le mandat et l’immunité des juges de plus de 70 ans – dont Péter Polt – prendront fin.

Une nouvelle Constitution hongroise en préparation

Péter Magyar a déclaré qu’à partir de septembre, un vaste processus de refonte constitutionnelle serait lancé, en y associant l’ensemble de la société hongroise. À l’issue de ce processus, la Constitution sera approuvée par le peuple hongrois par référendum. Depuis le changement de régime, a-t-il rappelé, aucune Constitution « n’est devenue celle de la communauté nationale dans son ensemble ». Il a estimé qu’il faut une Constitution qui, a-t-il dit, « survive aux partis, aux gouvernements, aux Premiers ministres, et à moi-même ».

Outre la limitation à huit ans du mandat de Premier ministre, la durée du mandat des députés sera elle aussi plafonnée à douze ans.

L’opposition proteste

L’opposition a dénoncé l’application du principe de culpabilité collective et cette rhétorique « inacceptable » du chef du gouvernement.

Le premier à prendre la parole a été Gábor Toroczkai, président du groupe Mi Hazánk. Il a critiqué la méthode envisagée pour la réforme constitutionnelle, estimant qu’il faudrait convoquer une assemblée constituante, et non associer l’ensemble de la société.

Bence Rétvári, président du groupe du KDNP, a réaffirmé son attachement aux valeurs chrétiennes et s’est indigné d’être assimilé à une mafia, ajoutant que Péter Magyar ne mène pas une action gouvernementale structurée, mais qu’il est simplement « l’opposition de l’opposition ».

Gergely Gulyás, président du groupe Fidesz, a jugé inacceptable le ton que s’autorise Péter Magyar et affirmé qu’en réalité, il ne combat pas une mafia, mais construit une dictature.

Lors de son intervention, Andrea Anna Bujdosó, présidente du groupe du Parti Tisza, a lu le discours d’adieu de Katalin Novák.

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