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Après les tensions à Ceuta, von der Leyen appelle à renforcer les frontières

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen présente un rapport sur la sécurité des enfants en ligne à Bruxelles
Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, parle de la sécurité des enfants en ligne à Bruxelles, lundi 13 juillet 2026. Tous droits réservés  AP Photo/Marius Burgelman
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Par Eleonora Vasques
Publié le
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La présidente de la Commission tente d'apaiser les tensions avec l'Espagne, après les critiques européennes sur la gestion par Sánchez de la crise migratoire à Ceuta.

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a appelé à un renforcement des contrôles aux frontières et à l’installation de barrières physiques aux points stratégiques des frontières de l’UE, à la suite de la crise de Ceuta, selon une lettre adressée au Premier ministre espagnol Pedro Sánchez qu'Euronews a pu consulter lundi.

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La présidente de la Commission a tenté de calmer les tensions avec l’Espagne après que Pedro Sánchez a accusé plusieurs dirigeants européens d’avoir instrumentalisé la crise migratoire à Ceuta pour attaquer son gouvernement.

Vendredi dernier, quelque 60 000 ressortissants de pays tiers sont entrés dans l’enclave espagnole de Ceuta, constituant le plus important passage de frontière jamais enregistré en Europe sur une période aussi courte. Au bout de quelques jours, la plupart des migrants sont retournés au Maroc et, depuis, la situation dans l’enclave est redevenue relativement calme.

Au moins 72 personnes ont trouvé la mort en tentant la traversée, ont indiqué dimanche les autorités locales de Ceuta.

Bien que Ceuta soit située sur le continent africain et qu’aucun des migrants n’ait atteint le continent européen, les images ont suscité de vives réactions de la part des gouvernements européens et de la Commission européenne.

Pedro Sánchez a été critiqué par d’autres gouvernements européens pour sa gestion de la crise, tandis que le dirigeant espagnol a accusé ses homologues d’adopter une attitude "égoïste, polarisante et contraire au droit".

"À la lumière de cet épisode, il est clair que nous devons faire davantage pour renforcer encore nos frontières aux points stratégiques, à la fois grâce à une surveillance accrue et, lorsque c’est nécessaire, par l’installation de barrières physiques", écrit von der Leyen dans sa lettre.

Dans la foulée, 22 gouvernements de l’UE ont adressé samedi une lettre aux institutions européennes réclamant la tenue d’une visioconférence extraordinaire des ministres de l’Intérieur, prévue mardi.

Parmi les pistes qui seront examinées lors de cette réunion figure la réintroduction de contrôles aux frontières à l’intérieur de l’espace Schengen.

Dans sa lettre, von der Leyen évoque également un accord en cours de négociation entre l’UE et le Maroc sur les questions migratoires, censé éviter que de telles situations ne se reproduisent.

"Nous travaillons déjà avec les autorités marocaines à un partenariat plus structuré et tourné vers l’avenir avec l’UE", écrit-elle.

"En coopération avec l’Espagne, notamment sur tout ce qui concerne Ceuta et Melilla, nous pourrions renforcer les systèmes d’alerte précoce en matière de gestion des frontières et améliorer notre soutien technique et financier au Maroc", a ajouté la présidente de la Commission européenne.

L’UE a conclu un large éventail d’accords bilatéraux avec des pays africains, notamment pour empêcher les départs irréguliers et le transit de migrants susceptibles, à terme, de chercher à rejoindre l’Europe.

Ces accords sont vivement critiqués par de nombreuses organisations de la société civile, qui accusent l’UE de ne pas protéger suffisamment les droits humains des migrants.

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