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Une technologie intelligente révèle aux entreprises, leurs compétences en interne

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Par Natalie Lindo
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Business Line   -   Tous droits réservés  euronews   -   Credit: Dubai
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À l'heure où nous sommes nombreux à souffrir d'isolement du fait de la pandémie, une entreprise veut renforcer nos liens dans le cadre du travail. ProFinda transforme les organisations grâce à la technologie pour les rendre hyper-connectées, libérer leurs compétences transversales et leur faire prendre en considération l'ensemble de leur réseau de collaborateurs et de contacts. Cette société a participé au forum économique mondial de Davos, travaillé pour la Maison Blanche sous le mandat de Barack Obama et signé des contrats avec de grandes sociétés d'audit et des think tanks notamment.

Roger Gorman, fondateur et PDG de ProFinda :

"Il y a deux volets essentiels à toute organisation dans le monde : l'un, c'est l'inventaire de ses collaborateurs et de leurs compétences et l'autre, c'est le travail qui est réalisé. Donc pour que nous puissions créer de l'optimisation, nous devons avoir une vision des deux et les faire mieux coïncider."

Natalie Lindo, euronews :

"Disons que je suis une grande entreprise avec des effectifs énormes dans le monde entier. De quelle manière votre approche va-t-elle m'aider ?"

Roger Gorman :

"Les entreprises de plus de 100.000 collaborateurs perdent plus d'un milliard de dollars par an en inertie, à chercher en interne, les meilleures personnes avec les bonnes compétences. Elles ont tous les profils qu'il leur faut, mais les informations qui les concernent sont éparpillées entre la paie, les ressources humaines, le service financier... Donc, grâce à nous, les managers peuvent trouver rapidement un talent plutôt que de passer un mois à chercher quelqu'un dans leur propre réseau et avec les préjugés qu'ils peuvent avoir. Notre outil peut identifier les équipes optimales en quelques secondes."

"Les systèmes traditionnels de ressources humaines sont censés connaître leurs employés, ce n'est pas le cas"

Natalie Lindo :

"Quel intérêt pour les collaborateurs ?"

Roger Gorman :

"Actuellement, les entreprises sont en quelque sorte branchées à un respirateur artificiel : à leurs systèmes traditionnels de ressources humaines qui sont censés connaître leurs employés alors que ce n'est pas le cas. Il s'agit de comprendre en utilisant la technologie ce que le salarié veut et peut faire pour mettre cela en évidence et le salarié fait lui aussi partie de cette dynamique."

Natalie Lindo :

"Vous avez déjà signé des contrats avec trois des quatre plus grandes sociétés d'audit. Comment les persuadez-vous que les collaborateurs n'ont pas besoin de se trouver tous dans la même pièce ?"

Roger Gorman :

"C'est l'un des rares points positifs de la pandémie. Ce qui fait qu'une équipe est la bonne, ce n'est pas la proximité - il se trouve que souvent, on est tous les uns à côté des autres, alors on fait avec -. Mais en réalité, l'élément essentiel au cœur d'une équipe, d'un projet, de la bonne expertise, c'est la pertinence."

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Roger Gorman, fondateur et PDG de ProFinda, en intervieweuronews

Faire coïncider compétences et profils à partir des mails échangés

Natalie Lindo :

"L'un de vos outils, c'est une technologie intelligente appliquée aux mails."

Roger Gorman :

"Vous connaissez ces mails que l'on écrit pour évoquer un problème : Je dois trouver de l'aide pour... Quelqu'un connaît-il quelqu'un qui... Ces mails classiques qui se propagent dans la plupart des entreprises à 15 ou 20 personnes de la direction... Notre outil qui se trouve à droite de l'écran analyse le langage naturel et fait coïncider le contenu du mail avec les compétences à disposition au sein de l'ensemble de votre réseau : les employés, ceux qui ont fait les mêmes études que vous, vos prestataires et tout cela se fait quasiment en temps réel.

Grâce à nos solutions, vous obtenez un lac de données [data lake] regroupant l'ensemble de vos profils. Et en connaissant ces profils et les questions posées par une ressource ou un manager, notre outil peut faire des suppositions, prédire que si vous êtes par exemple, un expert en crypto-monnaie et que vous cherchez un profil particulier, Nigel qui vit à Paris depuis 25 ans peut être la bonne personne : il parle français et il a lui-même évoqué quelque part son travail sur des contrats dans les technologies. Notre outil peut établir ces liens, estimer avec intelligence, la probabilité des compétences que vous avez à disposition."

"Faire en sorte que les bons experts se mettent à travailler avec les bonnes personnes, au bon moment, sur le bon projet"

Natalie Lindo :

"Quand on est dans un domaine spécialisé comme la médecine ou la technologie, en quoi cela peut-il aider de faire appel à cette intelligence collective ?"

Roger Gorman :

"Prenons l'exemple d'un événement dédié à l'oncologie en Suède. Vous avez, disons, 43.000 des plus éminents spécialistes qui travaillent sur les traitements ou la recherche sur le cancer. Vous passez une semaine sur place dans l'espoir de tomber sur la bonne personne qui participe au bon projet sur lequel vous pourriez collaborer. Ce n'est pas une manière innovante de procéder et ce n'est pas comme cela que l'on va guérir le cancer. Notre système peut créer ces moments incroyables où tout d'un coup, les bons experts se mettent à travailler avec les bonnes personnes au bon moment, sur le bon projet. Et c'est là que l'on commence à voir émerger quelque chose de fort."

Le virage durable des constructeurs auto

Alors que les réglementations en matière de pollution se durcissent à l'échelle mondiale, les constructeurs automobiles misent sur l'électrique au point d'affirmer que ces modèles se généraliseront plus rapidement que ce que l'on pense.

Environ deux millions et demi de véhicules électriques ont été vendus l'an dernier dans le monde. Un chiffre qui devrait grimper de 70% cette année selon le spécialiste américano-britannique d'informations financières IHS Markit.

Reste qu'aujourd'hui, ces véhicules ne représentent que 3% du marché mondial.

L'Américain General Motors vient de présenter sa nouvelle compacte Chevrolet Bolt EV. Elle fait partie des 30 modèles électriques qu'il a promis de mettre sur le marché d'ici 2035.

"La Chevrolet Bolt EV confirme pour nous, la large gamme de l'électrique à un prix abordable," a expliqué Jesse Ortega, chef ingénieur Chevy Bolt. "Elle nous permet de l'étendre à l'un des segments cruciaux du marché : celui des crossover compacts," a-t-il souligné. Le modèle sera disponible à la vente à l'été 2022.

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La nouvelle Chevrolet Bolt EVChevrolet

De l'électrique et de l'hydrogène

Mais les autres constructeurs ne sont pas en reste. La marque de voitures de luxe Jaguar a récemment annoncé qu'elle allait produire exclusivement des véhicules électriques à partir de 2025. L'entreprise britannique investira 2,9 milliards d'euros par an dans le cadre de sa transformation qui prévoit la livraison de son premier modèle tout électrique en 2024, mais qui mise aussi sur l'alimentation à l'hydrogène.

"La technologie de la pile à combustible représente l'étape logique, complémentaire," a récemment assuré Thierry Bolloré, PDG de Jaguar Land Rover. "Pour nous préparer à l'adoption attendue de cette source d'énergie naturelle dans l'avenir, nous allons tester des combustibles prototypes sur les routes du Royaume-Uni dès cette année," a-t-il annoncé.

Les principaux constructeurs sont déjà en train de développer des modèles à hydrogène alors que les réglementations poussent l'industrie à produire des véhicules zéro émission et que la demande en voitures essence et diesel diminue.

Coup de froid sur les stations de ski fermées

La pente est particulièrement glissante pour l'industrie du ski en cette année marquée par la pandémie. Et alors que les mesures de lutte contre la Covid-19 se prolongent, beaucoup s'inquiètent de leurs conséquences économiques dans l'avenir.

Dans les stations de ski en Italie, les remontées mécaniques n'ont pas été autorisées à ouvrir. En annonçant leur fermeture jusqu'au 5 mars, le ministère italien de la santé a pris les professionnels au dépourvu.

"C'est absurde," a lancé alors Renato Antonioli, manager de la station de Cima Piazzi. "On ne peut pas annoncer quatre heures avant que les remontées seront fermées," a-t-il dénoncé. "Cela faisait 20 jours que je préparais tout avec ma famille pour la réouverture," a-t-il indiqué.

Avant la mise en place de ces nouvelles mesures en Lombardie, les gestionnaires de domaines skiables devaient limiter le nombre quotidien de skieurs à maximum 30% de leur capacité d'accueil.

Des répercussions en cascade

La fermeture des remontées qui a également concerné la France et l'Allemagne est un coup dur pour tous les professionnels de cette industrie, notamment pour GMM (Gimar Montaz Mautino), constructeur français de téléskis, télésièges et télécordes.

"On escomptait faire un chiffre d'affaires de l'ordre de 600.000 à 700.000 euros de service après-vente," a précisé Gilles Kraan, son PDG, "de vente de cannes, de poulies, de nombreuses pièces de caoutchouc qui sont des consommables qu'on utilise sur les téléskis et les télésièges. Tout s'est annulé," déplore-t-il.

Rossignol
La crainte d'une chute des ventes en cascade chez RossignolRossignol

Contrairement aux magasins de matériel, les fabricants doivent préparer leurs produits un an à l'avance. Ce qui fait craindre par exemple, chez Rossignol, des pertes encore plus importantes que la baisse de 40% des ventes déjà enregistrée par le groupe l'an dernier.

"On estime pour la saison prochaine, une baisse non pas de 40%, mais au minimum de 70%, donc l'impact arrive," a annoncé Bruno Cercley, président du groupe Rossignol.

Avec les campagnes de vaccination en cours en Europe, les professionnels du ski espèrent voir rouvrir les domaines le plus rapidement possible.