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La ville de Bilbao, récompensée par l'UE pour la sécurité de ses axes routiers

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Par Ricardo Elorza
Mobility Week
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Bilbao a décidé, il y a un an, d'imposer une limitation de la vitesse à 30 km/h sur toutes ses routes urbaines. Il s'agit de la première ville espagnole de plus de 300 000 habitants à franchir ce pas ; une initiative saluée par la Commission européenne, et qui porte ses fruits dans les domaines sécuritaire, sonore et environnemental.

Bilbao et sa région métropolitaine ont subi une profonde transformation au cours des trente dernières années. La ville a remplacé le gris de la suie par celui du titane.

Outre la piétonisation de toute la vieille ville et de nombreuses rues commerçantes du centre-ville, les autorités locales ont opté pour la création d'un transport public de plus en plus durable, comprenant un tramway, un métro et des bus urbains hybrides ou électriques. Ajoutez à cela un large réseau de pistes cyclables, et des vélos disponibles à la location pour se déplacer en ville.

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Une station de location de vélos, à Bilbao, EspagneEuronews screenoshot

"Nous avons une meilleure qualité de l'air, donc moins de pollution, moins de fumées, moins d'impact acoustique" se satisfait Alfonso Gil, adjoint au maire et conseiller pour la mobilité et la durabilité. "Nous avons baissé l'impact sonore de 2 à 3 décibels. Et il y a moins d'accidents".

Cette mesure a été accompagnée de campagnes de communication et de sensibilisation du public. En avril 2021, la ville a remporté le prix européen de la sécurité routière urbaine ; un prix qui récompense des initiatives remarquables menées en 2020.Mönchengladbach, Lilienthal et Grenoble ont également été primées pour leurs actions en matière de mobilité propre, d'écologie et de transport durable.

À consulter : le site internet de la Semaine européenne de la mobilité

Si la "pédagogie" a été nécessaire, selon Alfonso Gil, certaines professions ont tenté de résister à ces mesures. Les taxis, très concernés, se plaignent de voir le trafic ralenti et de devoir rouler à 30 km/h sur des routes à double sens, sans habitation à proximité.

Afin de faire respecter ces mesures, plusieurs radars ont installés dans la ville ; 29 autres vont être mis en place prochainement, notamment des caméros de contrôles pédagogiques, qui ne verbalisent pas, mais qui permettent d'afficher sur un écran la vitesse d'un automobiliste en temps réel.

"Les radars sont là pour que les gens aient conscience du fait qu'ils respectent ou non la limite" explique Amaia Arregi, adjointe à la mairie et conseillère en sécurité. "De toute façon, quand il y a un radar, les gens ralentissent généralement".