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Pintes avant le vol : faut-il servir de l’alcool à l’aéroport avant les vols du matin ?

Un bar à l'aéroport de Thessalonique, en Grèce
Un bar à l’aéroport de Thessalonique, en Grèce Tous droits réservés  Photo by Sotirios T. K on Unsplash
Tous droits réservés Photo by Sotirios T. K on Unsplash
Par Dianne Apen-Sadler
Publié le
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Limite de deux pintes dans les aéroports : le patron de Ryanair s’interroge, celui de Wetherspoon s’y oppose

Les aéroports donnent l’impression d’échapper aux repères habituels de temps et d’espace. Tandis que vous embarquez pour un vol aux aurores, un autre voyageur en transit peut déjà se demander ce qu’il va prendre pour le dîner.

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C’est en partie pour cela qu’on y sert des petits-déjeuners et des dîners à toute heure, et des pintes aussi.

Cette pratique est devenue si courante que plus personne ne s’étonne de voir des voyageurs trinquer au prosecco à 7 heures du matin, mais le patron de Ryanair, Michael O’Leary, appelle désormais à l’interdire.

Il affirme que presque un vol par jour sur la compagnie la plus fréquentée d’Europe doit être dérouté à cause de comportements perturbateurs, dus le plus souvent à des passagers ayant un peu trop bu avant de franchir la passerelle d’embarquement.

« Cela devient un vrai défi pour toutes les compagnies aériennes, a déclaré O’Leary au The Times (source en anglais). Je ne comprends pas que des bars d’aéroport servent encore des clients à cinq ou six heures du matin. Qui a besoin de boire une bière à cette heure-là ? »

Quand on sait que beaucoup de passagers prennent leur premier repas de la journée avec leur pinte d’avant-vol, et que certains ne mangent rien du tout, on comprend vite comment les problèmes surviennent.

O’Leary, critique de longue date de la libre circulation de l’alcool dans les aéroports, a réitéré son appel à instaurer une limite de deux boissons, qui serait contrôlée en obligeant les clients à présenter leur carte d’embarquement au moment de la commande.

Ryanair applique une politique de tolérance zéro face aux comportements perturbateurs et communique régulièrement sur les passagers condamnés pour leur conduite à bord.

Cette semaine, la compagnie a indiqué que deux passagers à l’origine du déroutement d’un vol Londres Stansted-Ibiza vers Toulouse ont écopé de peines de prison avec sursis pouvant aller jusqu’à dix mois et d’une amende totale de plus de 10 000 €.

Mais les appels d’O’Leary à limiter la consommation d’alcool ne font pas l’unanimité.

Sir Tim Martin, propriétaire de la chaîne de pubs britannique Wetherspoon, estime qu’un quota serait « extraordinairement difficile à appliquer, à moins de faire souffler les passagers dans un alcootest ».

La chaîne a indiqué au The Times (source en anglais) que l’analyse des ventes réalisées dans ses pubs d’aéroport au cours des six derniers mois montre qu’une « proportion significative » des boissons alcoolisées est commandée avec un repas.

Elle ajoute que ses établissements appliquent déjà des règles strictes pour éviter que les passagers ne boivent trop avant un vol et qu’un plafonnement pourrait simplement inciter les voyageurs à boire avant même d’arriver à l’aéroport.

Ivresse en avion : quelles sont les règles ?

Les règles encadrant l’ivresse à bord sont définies par les autorités de l’aviation civile de chaque pays, mais certaines compagnies les précisent aussi dans leurs conditions de transport.

Ainsi, selon l’Air Navigation Order 2016 du Royaume-Uni, « nul ne doit monter à bord d’un avion en état d’ivresse ni être ivre dans un avion », sans toutefois définir précisément ce qui constitue un état d’ivresse.

Dans les conditions de transport de Lufthansa, l’embarquement peut vous être refusé si « votre comportement, votre état ou votre condition physique ou psychique, par exemple sous l’effet de l’alcool ou de drogues, sont tels que vous représentez un danger pour vous-même, pour les autres passagers ou pour les membres d’équipage ».

En 2019, l’Agence de l’Union européenne pour la sécurité aérienne a lancé la campagne #NotOnMyFlight pour lutter contre les incivilités, notamment l’ivresse et les comportements agressifs à bord.

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