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Des soldats de l’Otan "trop loin du front" en Afghanistan ? Trump indigne le Royaume-Uni

Des soldats américains, faisant partie de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN, marchent à l'ouest de Kaboul, le 28 janvier 2012.
Des soldats américains, faisant partie de la Force internationale d'assistance à la sécurité (FIAS) dirigée par l'OTAN, marchent à l'ouest de Kaboul, le 28 janvier 2012. Tous droits réservés  AP Photo
Tous droits réservés AP Photo
Par Gavin Blackburn
Publié le
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Le président américain suscite l'indignation au Royaume-Uni après avoir affirmé que les soldats des alliés de l'OTAN étaient restés éloignés des combats en Afghanistan. Plus de 400 soldats britanniques y ont péri au combat lors de l'intervention qui a suivi les attentats de New York en 2001.

Le Royaume-Uni a déclaré vendredi que Donald Trump avait "tort de minorer" le rôle des troupes de l'OTAN en Afghanistan, alors que l'affirmation du président américain selon laquelle elles n'ont pas combattu sur la ligne de front a suscité l'indignation.

Lors d'une interview avec Fox News diffusée jeudi, Donald Trump a semblé ignorer que 457 soldats britanniques étaient morts pendant le conflit en Afghanistan après les attentats du 11 septembre contre les États-Unis.

"Ils sont restées un peu en retrait, un peu à l'écart des lignes de front", a déclaré à la chaîne américaine Donald Trump, faisant référence aux troupes des alliés de l'OTAN.

Il a également réitéré sa suggestion selon laquelle l'OTAN ne viendrait pas en aide aux États-Unis si on le lui demandait.

Des soldats américains et des membres des forces de sécurité afghanes fouillent le site où un kamikaze a fait exploser une voiture piégée contre un convoi de l'OTAN à Kaboul, le 10 février 2014.
Des soldats américains et des membres des forces de sécurité afghanes fouillent le site où un kamikaze a fait exploser une voiture piégée contre un convoi de l'OTAN à Kaboul, le 10 février 2014. AP Photo

Pourtant, à la suite des attentats du 11 septembre 2001 contre le World Trade Center, le Royaume-Uni et un certain nombre d'autres alliés ont rejoint les États-Unis en Afghanistan à partir de 2001, après avoir invoqué la clause de sécurité collective de l'OTAN.

Outre les forces britanniques, des troupes d'autres pays alliés de l'OTAN, dont le Canada, la France, l'Allemagne, l'Italie et le Danemark, ont également trouvé la mort.

"Leur sacrifice et celui des autres forces de l'OTAN ont été consentis au service de la sécurité collective et en réponse à une attaque contre notre allié", a déclaré le porte-parole officiel du Premier ministre Keir Starmer.

"Nous sommes incroyablement fiers de nos forces armées et leur service et leur sacrifice ne seront jamais oubliés".

Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à bord d'Air Force One après avoir quitté le Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026.
Le président américain Donald Trump s'adresse aux journalistes à bord d'Air Force One après avoir quitté le Forum économique mondial de Davos, le 22 janvier 2026. AP Photo

Des déclarations "extrêmement bouleversantes"

Le ministre des soins Stephen Kinnock a déclaré qu'il s'attendait à ce que Keir Starmer aborde la question avec Donald Trump.

"Je pense qu'il va, j'en suis sûr, soulever cette question avec le président... Il est incroyablement fier de nos forces armées et il le fera comprendre au président", a-t-il déclaré à la radio LBC.

"Ce qu'il a dit ne correspond pas à la réalité, car la seule fois où l'article 5 a été invoqué, c'était pour venir en aide aux États-Unis après le 11 septembre", a-t-il ajouté lors d'une interview accordée à Sky News.

Le ministre de la défense, John Healey, a également souligné que l'article 5 de l'OTAN n'avait été invoqué qu'une seule fois dans son histoire.

Un convoi funéraire conduit les cercueils de quatre soldats britanniques tués en Afghanistan à travers la ville de Wootton Bassett au Royaume-Uni, le 22 juillet 2010.
Un convoi funéraire conduit les cercueils de quatre soldats britanniques tués en Afghanistan à travers la ville de Wootton Bassett au Royaume-Uni, le 22 juillet 2010. AP Photo

"Le Royaume-Uni et ses alliés de l'OTAN ont répondu à l'appel des États-Unis. Et plus de 450 soldats britanniques ont perdu la vie en Afghanistan", a-t-il déclaré.

Les soldats qui sont morts étaient "des héros qui ont donné leur vie au service de notre nation", a-t-il ajouté.

Lucy Aldridge, dont le fils William est mort à l'âge de 18 ans en Afghanistan, a déclaré au journal The Mirror que les remarques de Donald Trump étaient "extrêmement bouleversantes".

Emily Thornberry, présidente de la commission parlementaire des affaires étrangères, a dénoncé "bien plus qu'une erreur".

"C'est une insulte absolue. C'est une insulte aux 457 familles qui ont perdu quelqu'un en Afghanistan. Comment ose-t-il dire que nous n'étions pas en première ligne ?", a déclaré l'élu travailliste lors de l'émission Question Time de la BBC, jeudi soir.

Selon les chiffres officiels britanniques, 405 des 457 victimes britanniques décédées en Afghanistan ont été tuées lors d'une action militaire hostile.

Les États-Unis auraient perdu plus de 2 400 soldats.

Sources additionnelles • AFP

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