Trois drones iraniens ont pris pour cible le terminal passagers de l'aéroport au Nakhitchevan, une enclave de l'Azerbaïdjan, ont déclaré les autorités azerbaïdjanaises à Euronews.
Trois drones iraniens ont pris pour cible le terminal passagers de l'aéroport à Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, ont déclaré les autorités azerbaïdjanaises à Euronews.
Des vidéos de la scène montrent un drone volant vers l'aéroport, des dommages au terminal principal et des équipes d'urgence sur place.
Dans une autre vidéo visionnée par Euronews, on voit un drone frapper l'aéroport, qui se trouve à environ 10 km (6 miles) de la frontière avec l'Iran, avec une forte explosion et un nuage de fumée apparaissant après la frappe.
Selon le communiqué officiel, un drone a frappé le terminal de l'aéroport de la République autonome du Nakhitchevan, tandis qu'un autre drone s'est écrasé près d'un bâtiment scolaire dans le village de Shakarabad.
Le ministère des Affaires étrangères à Bakou a fait état de deux blessés et de dégâts aux structures aéroportuaires.
La communication officielle précise également que l'Azerbaïdjan a convoqué l'ambassadeur iranien et que le pays se réservait le droit de riposter.
Le ministère de la Défense à Bakou a déclaré qu'il « préparait les mesures de rétorsion nécessaires pour protéger l'intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays et pour assurer la sécurité des civils et des infrastructures civiles ».
« Ces actes d'agression ne resteront pas sans réponse », a-t-il ajouté.
L'Iran exprime depuis longtemps ses inquiétudes quant au fait qu'Israël, proche allié de l'Azerbaïdjan et fournisseur d'armes clé, pourrait utiliser le territoire azerbaïdjanais pour mener des attaques.
En juin dernier, l'Azerbaïdjan a rassuré l'Iran en lui affirmant qu'il ne permettrait pas que son territoire soit utilisé pour mener des attaques contre Téhéran, après qu'Israël ait lancé une frappe à grande échelle contre des cibles iraniennes.
Téhéran se méfie depuis longtemps du sentiment séparatiste qui anime sa minorité ethnique azerbaïdjanaise, qui représente environ 10 millions des 83 millions de citoyens iraniens.