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L'Iran menace de riposter après l'ultimatum de 48 heures lancé par Trump pour la réouverture du détroit d'Ormuz

Des cargos naviguent dans le golfe Persique en direction du détroit d'Ormuz aux Émirats arabes unis, le jeudi 19 mars 2026.
Des cargos naviguent dans le golfe Persique en direction du détroit d'Ormuz aux Émirats arabes unis, le jeudi 19 mars 2026. Tous droits réservés  AP Photo
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Par Evelyn Ann-Marie Dom avec AP
Publié le Mis à jour
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Le président américain a déclaré qu'il "anéantirait" les centrales électriques iraniennes si l'Iran ne rouvrait pas le détroit d'Ormuz dans les 48 heures. L'Iran a menacé de riposter en frappant les infrastructures énergétiques et de dessalement de la région.

L'Iran a menacé dimanche de riposter si ses installations énergétiques étaient attaquées, avertissant qu'il attaquerait en retour les infrastructures énergétiques et de dessalement de la région, selon les médias d'État citant un porte-parole militaire iranien.

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Cette déclaration intervient après que le président américain Donald Trump a lancé un ultimatum de 48 heures à l'Iran pour qu'il rouvre totalement le détroit d'Ormuz, menaçant d'"anéantir" ses centrales électriques si Téhéran ne le faisait pas.

"Dans les 48 HEURES à compter de ce moment précis, les États-Unis d'Amérique frapperont et anéantiront leurs différentes centrales électriques, en commençant par la plus grande", a-t-il écrit tard samedi soir sur sa plateforme Truth Social.

Cette menace survient au lendemain d'une autre déclaration dans laquelle il envisageait de "mettre un terme" aux opérations militaires dans la région, alors même que les États-Unis ont déployé davantage de troupes et de navires de guerre Moyen-Orient, envoyant ainsi des signaux contradictoires.

Les attaques contre les navires commerciaux empruntant le détroit d'Ormuz, corridor crucial où transite environ 20 % du commerce mondial du pétrole, et les menaces d'autres attaques ont bloqué la quasi-totalité des pétroliers empruntant ce passage.

Ces signaux indiquent que la guerre américano-israélienne contre l'Iran ne montre actuellement aucun signe de désescalade alors qu'elle est entrée dans sa quatrième semaine.

Samedi, en fin de journée, Téhéran a mené une attaque contre les villes de Dimona et d'Arad, dans le sud d'Israël, proches du centre de recherche nucléaire du Néguev.

Un premier missile a d’abord visé une zone résidentielle de la ville de Dimona, à près de cinq kilomètres d’un centre de recherche nucléaire, une installation à des fins de recherche qui, d’après la presse étrangère, a été impliquée dans la production d’armes nucléaires au cours des dernières décennies. Israël possède des armes nucléaires, mais il ne confirme ni n'infirme leur existence.

Un autre missile iranien a également touché la ville proche d’Arad, faisant, là aussi, des dizaines de blessés. Ces deux attaques ont causé l'hospitalisation de plus de 300 personnes et fait, selon un dernier bilan, huit blessés graves.

Des personnes observent des bâtiments résidentiels endommagés par un tir de missile iranien à Arad, dans le sud d'Israël, le dimanche 22 mars 2026.
Des personnes observent des bâtiments résidentiels endommagés par un tir de missile iranien à Arad, dans le sud d'Israël, le dimanche 22 mars 2026. AP Photo/Ohad Zwigenberg

"Si le régime israélien n'est pas en mesure d'intercepter les missiles dans la zone fortement protégée de Dimona, c'est, d'un point de vue opérationnel, le signe que l'on entre dans une nouvelle phase de la bataille", a déclaré le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avant que la nouvelle de la frappe d'Arad ne se répande.

Téhéran a affirmé que l'attaque avait été menée en représailles d'une frappe antérieure sur le site nucléaire iranien de Natanz, dont Israël nie la responsabilité.

L'organe de surveillance nucléaire des Nations unies a déclaré qu'il n'y avait pas d'indication de fuite de radiations, mais a appelé à la "retenue militaire pour éviter tout risque d'accident nucléaire". Washington a refusé de commenter la frappe sur Natanz, site qui avait été frappé au cours de la guerre de 12 jours en juin.

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