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Libye : entre prison et naufrage, le (triste) sort de migrants

Libye : entre prison et naufrage, le (triste) sort de migrants
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Par Olivier Peguy avec ARD
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Voici un des centres de rétention libyens, à Tripoli. C’est là que s’entassent des centaines, des milliers de migrants arrêtés pour immigration

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Voici un des centres de rétention libyens, à Tripoli. C’est là que s’entassent des centaines, des milliers de migrants arrêtés pour immigration illégale.

Ils sont originaires d’Afrique ou du Moyen-Orient. Ils ont fait des milliers de kilomètres dans l’espoir de trouver une embarcation qui traversera la Méditerranée.

Certains ont pu embarquer, mais ils ont été interceptés par les gardes-côtiers libyens.
Et ils se retrouvent là.

“Ici c’est une prison, dit Davel Toleran, originaire d’Erythrée. Les conditions sont terribles. Il n’y a pas d’espace pour dormir, pas de lit. On se fait battre, on se fait insulter. On est traité comme des animaux. Il n’y a plus d’humanité dans cette prison”.

Le Haut-Commissariat de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) a déjà tiré la sonnette d’alarme à plusieurs reprises, sur les conditions d’accueil de ces migrants en Libye (voir ici)

A quelques dizaines de kilomètres de là, cette plage de Gasr Garabulli, point de départ pour la traversée. Destination finale pour certains, enterrés dans ces fosses communes…

“Il y a 190 corps qui sont enterrés ici, explique Tarek al-Sheerah, officier libyen. Ces corps, on les a récupérés sur la plage. On n’a pas arrêté pendant toute une nuit. C‘était en octobre dernier”.

Le nombre de candidats à l’exil ne cesse de croître. Et c’est d’ici qu’ils partent, profitant du chaos régnant en Libye.

Pour beaucoup de ces migrants en transit, pas question d’envisager un retour au pays d’origine. Ils tenteront la traversée. Dussent-ils mourir.

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