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Star Wars VII: La critique

Star Wars VII: La critique
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Si vous n’avez pas encore vu le nouvel opus de la saga, passez votre chemin sinon vous serez “spoilé”. Star Wars : Le Réveil de la force vaut plus que la campagne intergalactique menée par Disney : à défaut d’être un chef d’œuvre, le film signé J.J. Abrams est un grand film qui met en perspective les deux précédentes trilogies tout en donnant à la nouvelle un renouveau dramatique salvateur.

L’expérience vaut la peine d’être vécue : aller voir le nouveau Star Wars accompagné d’une personne d’une autre planète qui n’a vu aucun épisode précédent de la série, et qui croit que Dark Vador est une boisson énergisante. Résultat : la personne, adulte je précise, en ressortira enchantée malgré ses réticences pour aller voir un film de bataille de sabre laser et de créatures bizarre dans une galaxie très très lointaine… Car Star Wars a la force d’un mythe, plus fort que n’importe quel a priori négatif. La découverte de soi-même, les histoires de famille(s), l’apprentissage de la vie, le combat du bien et du mal, l’amour, la trahison… bref, autant de quêtes fondatrices des grands mythes de l’histoire de l’humanité qui sont repris et digérés pour donner, au final, un récit épique et palpitant. Pas besoin donc d’être incollable sur les 6 premiers épisodes, tout le monde s’y retrouve facilement.

Qu’est-ce que la Force ?



L’épisode VII commence comme de tradition par un long déroulé qui nous apprend que Luke Skywalker, le dernier des chevaliers Jedi, garants de la paix, a disparu depuis 30 ans sans laisser de traces. La République régissant la galaxie est menacée par le Premier Ordre, qui veut faire régner un empire autoritaire et discriminatoire sur l’ensemble des planètes. Une résistance s’est constituée et cherche à récupérer une carte indiquant l’endroit où s’est retiré Skywalker. La carte est en possession d’un vieux sage (interprété par le vétéran bergmanien Max von Sydow !) sur la planète Jakku. Lorsque le meilleur pilote de la résistance Poe Dameron est sur le point de la récupérer, les troupes du Premier ordre débarquent et tuent tous les villageois, vieux sage compris. Poe réussit à poster la carte dans un robot droïde BB-8 qui s’échappe, avant d’être recueilli par la jeune Rey, une pilleuse d’épaves… La saga peut continuer.

Finn, nouvel héros noir



D’entrée, le ton de cette nouvelle trilogie est différent. L’action est toujours là, mais il y a désormais aussi une violence qui n’est pas distancée, comme si la saga avait (enfin) atteint son âge adulte. Pour la première fois, du sang est versé et visible à l’écran. Finn, un soldat du Premier ordre va essuyer sa main ensanglantée sur son casque blanc maculé de rouge. Après ce choc, il va déserter et devenir l’un des héros de l’histoire en récupérant le droïde et la carte menant à Skywalker. Finn est noir, et c’est aussi une nouveauté de la série. L’homme blanc n’est plus le seul stéréotype des « gentils » (seule exception: Samuel L. Jackson, qui est apparu dans la deuxième trilogie qui est ausi la “prélogie”).

Rey, un Jedi très… féminin

L’autre grande nouveauté, c’est l’apparition d’une femme, et pas n’importe laquelle puisqu’au fil du film, on devine qu’elle est porteuse de la Force qui anime les Jedi et elur pendant obscur, les Sith. La jeune Rey, qui récupère le droïde BB-8 et la carte, va faire équipe avec Finn et montre une farouche indépendance et un indéfectible courage. Un personnage féministe donc, héritière de la Force, et c’est elle qui, à la fin du film, va retrouver Luke Skywalker pour lui remettre son sabre laser, symbole de sa force retrouvée.

Outre ces deux nouveaux personnages, ce nouvel épisode nous réserve quelques surprises en conservant des personnages cultes de la première trilogie comme Han Solo et la Princesse Leia. Ils ont vieilli avec nous de trente ans, ont eu un enfant, et les familiers de la saga auront un pincement au cœur quand Harrisson Ford et Carrie Fisher –respectivement Solo et Leia- vont se retrouver face à face… Concernant leur progéniture, on apprend que le jeune Ben a basculé du côté obscur de la Force et est désormais au service du Premier Ordre, sous le nom de Kylo Ren.
Interprété par un Adam Driver sombre et diabolique, bien loin de la série Girls qui l’a fait connaître, le personnage de Kylo Ren emprunte aux univers gothique de Twilight et d’Harry Potter. Un véritable méchant, retors et machiavélique qui n’hésitera pas à tuer son père dans une scène d’anthologie pour décupler encore ses pouvoirs maléfiques.

Le film vaut aussi par le dosage que les scénaristes ont trouvé entre le sérieux que requiert un récit mythologique, et l’humour que nécessite une histoire qui se veut aussi divertissante. Il n’est pas étrange d’ailleurs de retrouver Lawrence Kasdan, qui avait marqué de son empreinte les deux meilleurs épisodes de la série, L’Empire contre-attaque et _Le Retour du Jedi_…

La force s’est donc réveillée, et pas que sur l’écran. En matière de box-office, le film est d’ores et déjà sur les traces des plus grand succès cinématographiques de tous les temps comme Avatar ou Titanic. L’épisode VII a en tout cas tenu toutes ses promesses et nous fait désormais attendre avec impatience l’épisode VIII au printemps 2017, dirigé par Rian Johnson, à qui l’on doit l’excellent Trooper avec Bruce Willis.

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