Un havre de paix, après l’enfer.
A Lesbos, c'était comme une prison, on était piégé
Yannis Mouzalas
Un havre de paix, après l’enfer. La Grèce inaugure un centre d’accueil modèle dans la grande banlieue d’Athènes : il doit héberger 100 enfants migrants isolés.
Actuellement, sur 2200 enfants recensés,
(5% ont moins de 8 ans et 80% plus de 15 ans) la majorité vit encore dans les commissariats ou les hotspot, ces centres de rétention dans les îles grecques. Dans des conditions épouvantables, que raconte Muhammad, 14 ans, Afghan : “Ca a été très dur aux frontières de l’Iran et la Turquie. Après avoir passé les frontières c‘était plus simple, pas de difficultés. Et après je suis arrivé à Lesbos, où je suis resté dans un camp. Et là c‘était comme une prison, on était sur les nerfs, ils ne nous laissaient rien faire, on était piégé.”
“Les autorités grecques admettent que beaucoup d’avancées doivent être encore faites pour règler définitivement le problème des mineurs isolés, explique notre correspondant à Athènes Akis Tatsis. Cependant, l’Etat et les ONG soulignent que de tels centres d’accueil permettent aux mineurs de vivre comme des adolescents de leur âge.”