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Génocide rwandais : information judiciaire contre BNP-Paribas

Génocide rwandais : information judiciaire contre BNP-Paribas
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Par Euronews
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Pendant les massacres au Rwanda, la banque française aurait facilité l'achat d'armes par les milices rwandaises via un courtier sud-africain.

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C’est une première : BNP-Paribas est mis en cause dans le génocide rwandais. Le groupe bancaire français fait aujourd’hui l’objet d’une information judiciaire pour “complicité de génocide et complicité de crimes contre l’humanité”. Deux associations et le Collectif des parties civiles pour le Rwanda avaient déposé une plainte en ce sens avant l‘été. En 1994, la BNP aurait autorisé un transfert d’argent ayant permis une grosse livraison d’armes à l’armée rwandaise et aux milices hutus.

Marie-Laure Guislain, responsable du contentieux à l’association Sherpa : “Nous sommes là à travers cette plainte pour rappeler que certains acteurs économiques, et notamment certaines institutions financières, peuvent être à la source des conflits, des génocides, et c’est ce que nous essayons de montrer à travers cette plainte : l‘éventuelle implication des institutions financières dans les zones de conflit et de façon générale aussi dans les graves violations des droits humains”.

Si l’on en croit les plaignants, malgré l’embargo imposé la même annnée par l’ONU, la BNP aurait autorisé le transfert de près d’un million et demi de dollars pour la livraison de 80 tonnes d’armes, via la Banque nationale rwandaise, qui détenait un compte à la BNP, et via le colonel Bagosora, militaire hutu condamné à 35 ans de prison en 2011 par le TPIR. En mai de la même année, un embargo sur les armes en direction du Rwanda avait été voté par les Nations Unies.

A l’appui de la demande des plaignants, ils invoquent le témoignage d’un cadre de la Banque Bruxelles Lambert (BBL) dont l‘établissement aurait, lui, rejeté la demande de la banque rwandaise, se refusant à violer l’embargo.

“Il s’agit simplement de la suite mécanique et obligatoire dans le cadre d’un dépôt de plainte de ce type”, a réagi un porte-parole de la banque.

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