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Deux leaders indépendantistes catalans arrêtés

Deux leaders indépendantistes catalans arrêtés
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Par Pierre Le Duff avec AFP
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Deux dirigeants des principales associations indépendantistes de Catalogne ont été placés en détention lundi soir près de Madrid sur ordre d’un juge d’instruction.

Inculpés pour sédition, ils sont soupçonnés d’avoir encouragé des manifestants à bloquer la sortie d’un bâtiment où des gardes civils menaient des perquisitions, en lien avec le référendum.

“C’est un acte qui ne répond à aucun principe judiciaire, c’est une action qui a pour but de nous faire peur, de nous punir, pour avoir défendu la liberté”, a déclaré Jordi Sanchez, président de l’Assemblée nationale catalane dans un message filmé avant son arrestation.

Jordi Cuixart, président d’Omnium Cultural, avait lui aussi enregistré un message vidéo avant son arrestation.

▪️jcuixart</a>: "Més serenor, confiança i coratge que mai. Ens han dit tants cops que no podíem que ara ja sabem que ho podem tot" <a href="https://t.co/54EUbL7qBT">pic.twitter.com/54EUbL7qBT</a></p>— Jordi Cuixart (jcuixart) 16 octobre 2017

Le chef de l’exécutif catalan Carles Puigdemont a réagi sur Twitter, déplorant une très mauvaise nouvelle, ne rendant que plus forte la nécessité de liberté.

Empresonar jcuixart</a> i <a href="https://twitter.com/jordisanchezp?ref_src=twsrc%5Etfw">jordisanchezp és una molt mala notícia. Pretenen empresonar idees però ens fan més forta la necessitat de llibertat.

— Carles Puigdemont (@KRLS) 16 octobre 2017

Ces détentions ont été accueillies par un concert de casseroles à Barcelone et dans toute la Catalogne.

Les associations visées sont les fers de lance de l’indépendantisme catalan. Elles disposent d’une très forte capacité de mobilisation – l’ANC compte 40 000 membres – ce qui laisse présager des tensions dans les prochains jours, alors que l’ultimatum de Madrid au gouvernement catalan pour clarifier s’il proclame ou non l’indépendance prend fin ce jeudi.

Le chef de la police de Catalogne, Josep-Lluis Trapero, poursuivi pour sédition a été placé sous contrôle judiciaire : il lui est interdit de quitter le pays et il doit se présenter tous les 15 jours devant un tribunal.

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