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Le réalisateur américain James Toback accusé d'être un prédateur sexuel

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Le réalisateur américain James Toback accusé d'être un prédateur sexuel

Le réalisateur américain James Toback accusé d'être un prédateur sexuel
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C’est le deuxième “gros poisson” d’Hollywood à se faire prendre dans le filet de femmes accusatrices, et certainement pas le dernier ! Elles sont déjà 38 à dénoncer les agissements du réalisateur et scénariste américain James Toback qui, selon leurs témoignages, se comporterait comme un véritable prédateur sexuel dans les rues de Los Angeles, en Californie.

Précisément, le Los Angeles Times vient de révéler l’affaire après avoir mené une enquête sur la base de nombreux témoignages. James Toback est moins célèbre que le producteur Harvey Weinstein mais ce nouveau scandale, qui se produit encore dans le milieu du cinéma, renforce l’indignation et le dégoût. Le réalisateur aurait harcelé des actrices mais surtout des inconnues en les abordant dans la rue, profitant de son statut pour leur faire passer de soi-disant auditions et leur faire miroiter un grand rôle.


Un rendez-vous glauque dans un hôtel

La plus forte accusation vient de la comédienne Adrienne LaValley : “C‘était en 2008 lors d’un rendez-vous que m’avait donné James Toback dans un hôtel, a-t-elle raconté. Il s’est frotté contre mon entrejambe et a éjaculé dans son pantalon lorsque je l’ai repoussé. J’avais l’impression d‘être une prostituée, j’ai ressenti une immense déception vis-à-vis de moi-même, de mes parents, de mes amis. Je ne pouvais raconter cela à personne”.

Le cinéaste a réalisé une dizaine de films, faisant tourner notamment Robert Downey Jr, Harvey Keitel, Ben Stiller, Nastassja Kinski… Il a également réalisé des documentaires, dont un sur l’ancien champion du monde de boxe, l’Américain Mike Tyson, et son scénario du long-métrage Bugsy avait été choisi pour les nominations aux Oscars.


James Toback, qui est âgé de 72 ans, nie tout en bloc. Son alibi est de mettre en avant ses problèmes cardiaques et de diabète, expliquant que les actes dont certaines femmes l’accusent seraient “biologiquement impossibles”.