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La soirée des prix Nobel

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La cérémonie de remise des prix Nobel se tenait ce dimanche soir à Stockholm. 

Elle a lieu, tous les ans, le 10 décembre, date anniversaire de la mort d'Alfred Nobel.

La cérémonie et le banquet se tenaient en présence de la famille royale suédoise pour les lauréats des prix de littérature, de physique, chimie, médecine et économie.

Les 11 personnalités distinguées cette année ont reçu, outre une médaille et un diplôme, un chèque de 9 millions de couronnes suédoises, soit environ 905 000 euros.

Le prix Nobel de littérature, l'écrivain britannique d'origine japonaise, Kazuo Ishiguro, a pris la parole pour rendre hommage à l'institution Nobel. 

"Comme la littérature, c'est une idée qui nous aide à penser au-delà de nos lignes de démarcation, qui nous rappelle ce contre quoi nous devons nous battre, ensemble, en tant qu'êtres humains, à une époque où les communautés se fracturent pour former des groupes opposés", a dit l'auteur des Vestiges du jour.

Le prix Nobel de la Paix remis à Oslo

A Oslo, c'est un défilé de lumières qui a accueilli les lauréats du prix Nobel de la Paix, remis cette année à ICAN, une coalition de 500 ONG luttant pour l'abolition des armes nucléaires : un choix éminemment politique dans le contexte de l'escalade à l'armement nucléaire menée par la Corée du nord. 

La directrice de ICAN, Beatrice Fihn, a reçu le prix Nobel en présence de survivants des bombardements de Hiroshima et de Nagasaki, qui avaient fait environ 220.000 morts il y a 72 ans.

"Sera-ce la fin des armes nucléaires ou notre fin à nous ?", a lancé Beatrice Fihn, lors de la cérémonie.

"La manière rationnelle de procéder est de cesser de vivre dans des conditions où notre destruction mutuelle ne tient qu'à un coup de sang", a souligné la directrice de la Campagne internationale pour l'abolition des armes nucléaires , en appelant à débarrasser la planète des armes atomiques.

  • "Leur existence incite les autres à se joindre à la course nucléaire. Elles ne nous protègent pas, elles poussent au conflit"*, a-t-elle affirmé.

ICAN a œuvré en faveur d'un traité d'interdiction de l'arme atomique,adopté en juillet par 122 États. Historique, ce texte est affaibli par l'absence des neuf puissances nucléaires parmi les signataires.

Dans un signe de défiance apparent, les puissances nucléaires occidentales (États-Unis, France, Grande-Bretagne) ont, contrairement à l'usage, décidé de ne pas envoyer leur ambassadeur à la cérémonie mais des diplomates de second rang.

Pour elles, l'arme atomique est un outil dissuasif qui permet d'éviter les conflits et dont il n'est pas question de se défaire tant que d'autres pays cherchent à s'en doter.

Avec AFP et REUTERS.