La "Macédoine" indigeste pour les Grecs

La "Macédoine" indigeste pour les Grecs
Par Euronews
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Après une manifestation monstre à Athènes ce dimanche, le ministre grec des Affaires étrangères réagit sur les négociations en cours avec Skopje sur le nom de "Macédoine"

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Une mer de drapeaux grecs au coeur d'Athènes.

C'était dimanche dernier, une immense manifestation avec un mot d'ordre : "Pas touche à la Macédoine".

Un contentieux vieux de 27 ans avec le voisin qui souhaite raccourcir son nom officiel "Ancienne République Yougoslave de Macédoine".

Euronews a rencontré le ministre grec des Affaires étrangères, Nikos Kotzias, pour faire le point sur les négociations en cours. "Je pense que la manifestation n'a pas été aussi importante que ce qu'attendaient les organisateurs, en considérant que tout le centre-droite, la droite, et l'extrême-droite l'ont soutenu, de même que l'Eglise et d'autres organisations", a t-il dit.

Le compromis envisagé autoriserait Skopje à conserver dans son nom le terme "Macédoine" mais assorti d'un déterminant comme Macédoine du Nord ou Nouvelle Macédoine.

Cependant Athènes, déplore le manque de préparation de son voisin.

"J'attends toujours que Skopje parle publiquement du nom composé. Quel adjectif veulent-ils devant le nom ? Et qu'il le dise à leur population? Nous préparons le peuple grec et comme vous le voyez, nous rencontrons des difficultés. Je ne vois pas la même préparation de l'autre côté et je dois dire que je suis très inquiet", déclare le ministre.

L'Union européenne et l'Otan sont impliquées dans les négociations. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker se rendra à Skopje à la fin du mois.

"C'est une visite qui est planifiée depuis longtemps", a précisé Alexander Winterstein, porte-parole de Jean-Claude Juncker, "c'est un un domaine qu'il connait bien du fait de ses anciennes fonctions de Premier ministre du Luxembourg, et il considère que c'est une région très importante".

Si un compromis se dégage entre gouvernements, ces manifestants veulent avoir leur mot à dire et réclament un référendum sur le sujet

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