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Un long fleuve tranquille pour Poutine

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Un long fleuve tranquille pour Poutine

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Il sera, cela ne fait aucun doute, réélu pour un quatrième mandat. Le véritable enjeu de l'élection présidentielle russe, dont le premier - et certainement seul - tour se déroule dimanche 18 mars 2018, est le niveau de mobilisation de la population - près de 110 millions d'électeurs sont appelés à se prononcer.

La participation est supérieure à celle des précédents scrutins, a déjà annoncé la commission électorale. L'objectif du chef de l'Etat, qui veut montrer qu'il est populaire, faute de rival à sa mesure, sera atteint si cela se confirme.

Car son principal opposant, Alexeï Navalny, a été interdit de candidature par... la commission électorale, en raison d'une condamnation judiciaire opportune pour détournement de fonds. Et aucun des sept adversaires du président n'est en mesure de le défier. Les deux mieux placés dans les sondages, le communiste Pavel Groudinine et l'ultranationaliste Vladimir Jirinovski, sont, respectivement, crédités de 7 et 5%.

Ce scrutin se déroule quatre ans jour pour jour après l'officialisation de l'annexion de la Crimée par la Russie. Un acte politique dénoncé par les Etats-Unis et par l'Union européenne, qui ont émis des sanctions en guise de représailles. La France a fait savoir qu'elle ne reconnaît pas l'organisation de l'élection présidentielle russe dans cette région. Dans un communiqué du ministère des Affaires étrangères, elle réclame le "plein rétablissement de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine dans ses frontières internationalement reconnues". Autrement dit, le retour de la Crimée dans le giron de l'Ukraine.

Et, en Ukraine, le gouvernement a interdit aux citoyens russes de voter dans leur ambassade de Kiev et dans les différents consulats du pays.